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Le propriétaire du dépotoir de Coventry montre du doigt les Canadiens

Le lac Memphrémagog

Le lac Memphrémagog

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le président de Memphrémagog Conservation inc. (MCI) dénonce ouvertement une lettre ouverte publiée il y a quelques jours par le propriétaire de Casella Waste Systems, le site d’enfouissement de Coventry. Lettre dans laquelle John Casella incrimine le Québec qui serait, selon lui, le plus gros pollueur du lac.

Dans les faits, le Québec n’a pas de normes, car il n’a même pas adopté les normes nationales canadiennes en matière de rejets d’eaux usées. Alors, malheureusement, nos amis canadiens chez MCI [Memphremagog Conservation inc.] et leurs alliés américains (...) sont peut-être la véritable menace pour cet important plan d’eau, affirme John Casella dans la lettre, rédigée à l’origine en anglais.

Le propriétaire du dépotoir de Coventry montre du doigt les Canadiens

Une accusation qui a fait bondir Robert Benoît, président du MCI.Il vient d’écrire dans les journaux une très longue lettre ouverte dans laquelle il dit que, finalement, ils ne polluent pas au Vermont. Que ce sont les Canadiens, les Québécois et même le Memphrémagog Conservation qui pollueraient dans le lac Memphrémagog, s’insurge Robert Benoît.

On est arrivé à ce que le président d’une compagnie qui a 700 millions $ de chiffre d’affaire, qui est coté en bourse, s’attaque au Memphrémagog Conservation, un petit organisme qui n’a même pas de local.

Robert Benoît, président de Memphrémagog Conservation inc.

J’espère que les responsables du bassin versant, le maire de Sherbrooke, le maire de Magog, la MRC sortent haut et fort au Vermont et disent que c’est inacceptable de prétendre qu’on pollue le lac Memphrémagog, continue Robert Benoît.

À la MRC de Memphrémagog, la présidente du comité du développement durable, Lisette Maillé, accuse Casella de faire de la « manipulation de l'information ».

C’est de tourner toute l’information à son avantage pour faire comme si c’était nous les mauvais joueurs dans tout ça, explique Mme Maillé.

Selon l’Act 250 qui a été voté récemment, l’entreprise Casella Waste Systems ne doit plus traiter de lixiviat nulle part dans le bassin versant du Memphrémagog, rappelle Mme Maillé.

Ce n’est pas juste à l’usine de traitement des eaux de Newport, mais c'est partout dans le bassin versant. C’est imminent, c’est à la fin du mois d’octobre [qu’il va entrer en vigueur]. Ils doivent absolument trouver une solution de rechange. Ce qu’on ne veut pas, c'est qu’ils aillent ailleurs, dans une autre municipalité, où ça risque de se déverser dans le lac Champlain, continue Lisette Maillé.

Ce qu’il faudra surveiller, c’est que le permis pourra être modifié en tout temps. Il va falloir s’assurer que le gouvernement du Québec s’implique sérieusement et travaille dans le dossier pour s’assurer que les études qui seront faites pour nous montrer que c’est pas si pire et qu’on peut continuer de traiter à l’usine de Newport ne passeront pas, résume Mme Maillé.

De son côté, le député caquiste d'Orford qualifie la situation « d'enjeu de relations internationales ».

Pour l'entreprise qui a son site d'enfouissement, c'est le scénario parfait, estime Gilles Bélanger. Ils envoient traiter leur lixiviat ailleurs, à Newport, qui le rejette dans un lac qui traverse la frontière. Imaginez s'il y a une contamination. on va poursuivre qui? Pour Casella, c'est une solution parfaite et nous, on va se battre pour s'y opposer.

Radio-Canada a tenté de joindre l'entreprise Casella Waste Systems sans succès.

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