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Toronto veut réglementer la vente des produits de vapotage

Une femme fume une cigarette électronique.

Une exposition régulière aux vapeurs des cigarettes électroniques perturbe la couche protectrice des poumons, selon une étude réalisée aux États-Unis.

Photo : getty images/istockphoto / pixinoo

Radio-Canada

Toronto envisage de forcer tous les détaillants de cigarettes électroniques et autres produits de vapotage à obtenir un permis municipal.

C'est ce prévoit une proposition de règlement dont le comité municipal d'attribution des permis doit débattre lundi prochain.

Un rapport municipal à ce sujet cite les « dangers potentiels liés à l'utilisation de produits de vapotage, le risque de dépendance créé par les produits contenant de la nicotine et le risque que les produits de vapotage mènent à la consommation de cigarettes et au tabagisme ».

Il y a une inquiétude grandissante quant au vapotage chez les jeunes, une préoccupation accrue par les exemples récents de maladies respiratoires chez les utilisateurs de ces produits.

Rapport municipal

Or, le rapport municipal souligne qu'il n'existe « aucun système fiable » actuellement permettant au service de santé publique à Toronto « d'inspecter » les détaillants de produits de vapotage.

Des cas de maladie grave liés au vapotage ont été recensés en Ontario et au Québec. Aux États-Unis, plusieurs centaines de patients souffrent de problèmes respiratoires à cause de cette pratique, et le vapotage y aurait causé une dizaine de morts prématurées.

Nombre de détaillants inconnu

À Toronto, il existe actuellement 78 boutiques spécialisées dans les produits de vapotage, selon la Ville, qui ne sait toutefois pas combien de commerçants vendent des cigarettes électroniques.

Le système de permis proposé entrerait en vigueur le 1er avril 2020.

Chaque détaillant spécialisé devrait se procurer un permis moyennant des frais de 645 $. Son renouvellement subséquent coûterait 315 $ par année.

Les dépanneurs en faveur

Les dépanneurs devraient s'inscrire auprès de la Ville pour vendre des produits de vapotage, mais n'auraient pas à payer de frais supplémentaires, étant donné qu'ils ont déjà un permis de commerçant.

L'Association des dépanneurs de l'Ontario indique que ses membres sont déjà assujettis à la loi provinciale Ontario sans fumée et à des inspections surprises pour s'assurer qu'ils ne vendent pas des produits du tabac à des mineurs.

C'est ridicule que les magasins de vapotage-cigarettes électroniques ne soient toujours pas réglementés, eux, affirme le porte-parole de l'Association des dépanneurs, Dave Bryans. Pour lui, c'est une question de « sécurité pour les consommateurs » et « d'équité » pour ses membres.

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Toronto

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