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Québec s'excuserait auprès des Premières Nations dans la foulée du rapport Viens

Le premier ministre du Québec, François Legault, lors d'une conférence de presse.

Le premier ministre François Legault présenterait des excuses aux Premières Nations au nom du gouvernement du Québec.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre François Legault présenterait mercredi des excuses aux membres des Premières Nations du Québec, comme il l'est demandé dans le rapport de la commission Viens déposé lundi, selon ce qu'a appris Radio-Canada.

M. Legault pourrait agir de la sorte lors d'une déclaration ministérielle, à l'Assemblée nationale, à laquelle il a invité plusieurs chefs autochtones.

On ignore encore la teneur exacte de cette déclaration, ou si le chef de la Coalition avenir Québec entend adopter une autre recommandation de la Commission, qui lui demande d'appliquer la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Dans le rapport déposé lundi, le gouvernement est appelé à « présenter des excuses publiques aux membres des Premières Nations et aux Inuit du Québec pour les préjudices causés par les lois, les politiques, les normes ou les pratiques des services publics à leur encontre  ».

Lundi, le premier ministre assurait « qu'il y aurait un suivi » après le dépôt du rapport Viens. « Il y a effectivement beaucoup de choses inquiétantes dans le rapport et il faut changer la façon dont on donne les services aux Autochtones », avait-il déclaré.

M. Legault avait dépêché trois ministres à Val-d'Or pour le dévoilement du rapport, soit Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique, Sylvie D'Amours, ministre déléguée aux Affaires autochtones, et Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé publique.

Ils ont tous trois assuré que des mesures seraient prises rapidement.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, n'était pas surpris, lundi, des recommandations du juge Viens, affirmant que les conclusions sont issues de situations connues des Autochtones depuis longtemps.

La commission a fini ses travaux, mais c'est clair que, pour nous, ça n'arrête pas là. [...] Les excuses sont le premier appel à l'action. Les excuses devraient aller aux femmes qui ont osé dénoncer les abus dont elles étaient victimes en octobre 2015, ce qui a mené à la création de la commission, dit-il.

« On a un peu de lassitude à entendre des excuses sans qu'il y ait des actions concrètes qui prennent forme par la suite »

— Une citation de  Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard
Le commissaire Jacques Viens parle lors d'une conférence de presse, assis à une table sur laquelle sont déposés des objets traditionnels de communautés autochtones.

Le commissaire Jacques Viens a dévoilé ce matin son rapport sur la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Un rapport sans équivoque

Dans son rapport, le commissaire Jacques Viens a dit estimer que les Autochtones du Québec sont victimes de discrimination systémique; il propose ainsi 142 appels à l'action pour corriger cette situation, en plus de recommander un mécanisme de suivi indépendant pour s'assurer de la concrétisation de ces appels à agir.

Que ce soit en matière de santé physique, de santé mentale, de justice, d’espérance de vie, de parentalité, de logement ou encore de revenus, les difficultés vécues par les peuples autochtones du Québec font la démonstration claire de la faillite du système public à répondre à leurs besoins. De cela, nous sommes collectivement responsables, mentionne-t-il.

Il me semble impossible de nier la discrimination systémique dont sont victimes les membres des Premières Nations et les Inuit dans leurs relations avec les services publics, a-t-il ajouté.

Avec les informations de Sébastien Bovet

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