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Stratégie forestière de Pierre Dufour : sitôt dévoilée, sitôt critiquée

Pierre Dufour parle au micro derrière un lutrin du gouvernement du Québec.

Pierre Dufour en a fait l'annonce cet après-midi à Québec.

Photo : gracieuseté Carl Charest

Boualem Hadjouti

Le ministre des Forêts Pierre Dufour a présenté lundi après-midi à Québec sa vision du secteur forestier. Une vision qui repose sur trois axes et qui se veut une réponse aux besoins des industriels avec une possibilité d'augmenter les coupes forestières.

Le ministre Pierre Dufour compte bien faire une place à l'innovation. Il s'engage également à ce que le secteur joue un rôle dans la lutte contre les changements climatiques. Et d'ici 2021, il promet de mettre à la disposition des industries les superficies équivalentes à trois années de récolte. Il s'attend d'ailleurs à des périodes d'augmentation de récoltes.

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la forêt qui est mise en disponibilité par le forestier en chef n'est pas maximisée jusqu'à présent, dit-il. Donc l'objectif pour nous c'est de maximiser les endroits de coupes forestières et c'est au gouvernement de trouver les programmes pour faciliter la capacité de nos industriels à bien exploiter nos forêts.

Le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, soutient la vision du ministre, qui répond, selon lui, aux besoins économiques et aux impératifs climatiques.

Et la faune?

Des organisations environnementales soulèvent de leur côté certaines craintes par rapport à la faune. Le président de l'Action boréale, Henri Jacob, se dit déçu de voir le ministre ignorer l'aspect faune dans sa vision.

Je crois comprendre par son discours que le potentiel forestier pour lui, ou ceux qui l'ont écrit, c'est uniquement de la matière ligneuse dont on parle. On ne parle pas d'écosystèmes, on ne parle pas non plus de produits non ligneux. Ça, c'est un petit peu décevant, avoir une stratégie encore une fois axée uniquement sur la matière ligneuse, dit-il.

Le biologiste en conservation pour SNAP Québec, Pier-Olivier Boudreault, s'inquiète pour sa part des conséquences d'une éventuelle surexploitation des forêts sur la faune.

Il ne faut pas que la coupe forestière et l'augmentation des volumes récoltés ne se fassent pas au détriment de la biodiversité, et en Abitibi vous êtes bien familiers avec l’enjeu du caribou forestier, il y a eu des erreurs faites dans le passé qui ont mené au déclin de cette espèce-là, soutient le biologiste.

Pier-Olivier Boudreault croit qu'il faut mettre en place des zones protégées de l'exploitation forestière.

Abitibi–Témiscamingue

Politique provinciale