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Enquête pour destitution : Trump suggère d'emprisonner un leader démocrate

Adam Schiff parle devant un drapeau américain.

Le démocrate Adam Schiff, président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, désire entendre le lanceur d'alerte lors d'une audience.

Photo : Associated Press / J. Scott Applewhite

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Visé par une procédure de destitution, le président Trump a sous-entendu que le président du comité du renseignement de la Chambre des représentants, qui mène la charge dans l’enquête sur l’affaire ukrainienne, était coupable de « trahison ».

Au milieu d'une rafale de messages particulièrement combatifs publiés lundi sur Twitter, le président américain a évoqué l'arrestation du démocrate Adam Schiff, dont le comité enquête sur les révélations liées à un entretien téléphonique enter Donald Trump et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Lors de cette conversation survenue le 25 juillet dernier, dont le contenu a été mis au jour dans la foulée d'une plainte d'un lanceur d'alerte, le président Trump a demandé au président ukrainien de mener des investigations sur Joe Biden, candidat à l'investiture démocrate et possible adversaire lors de la présidentielle de 2020. Il lui a aussi demandé d'enquêter sur le rôle de l’Ukraine dans la campagne présidentielle américaine de 2016, faisant écho à des théories conspirationnistes.

Le représentant Adam Schiff a illégalement fait une fausse et terrible déclaration en prétendant qu'elle provenait de moi et qu'il s'agissait de la partie la plus importante de mon appel au président ukrainien, et l’a lu à voix haute au Congrès et devant le peuple américain. Arrestation pour trahison?, a-t-il écrit.

La veille, le président Trump a cité un de ses partisans invité sur Fox News, évoquant une guerre civile en cas de destitution.

Si les démocrates réussissent à démettre le président de ses fonctions (ce qui n'arrivera jamais), cela entraînera une fracture digne de la guerre civile dont notre pays ne guérira jamais, a-t-il écrit.

Critiques républicaines

Si les élus républicains sont quasi totalement soudés dans leur défense du président, l'un d'eux, Adam Kinzinger, représentant de l'Illinois à la Chambre des représentants, a fait part de son indignation.

J'ai visité des pays ravagés par la guerre civile, Donald Trump. Je n'aurais imaginé qu'une telle phrase puisse être répétée par un président, a-t-il écrit sur Twitter. C'est plus que répugnant.

Fait remarquable, son ancien conseiller à la sécurité intérieure, Tom Bossert, a lui aussi exprimé son exaspération face aux tentatives du président et de ses proches de ressusciter une sombre théorie selon laquelle l'Ukraine, et non la Russie, aurait piraté les courriels du Parti démocrate lors de la campagne de 2016.

C'est non seulement une théorie du complot, mais elle a été complètement démontée, a-t-il déploré sur ABC.

S'adressant aux journalistes depuis le bureau ovale, le président Trump a par ailleurs dit que la Maison-Blanche cherchait à découvrir l'identité du lanceur d'alerte, même si la loi prévoit de protéger son identité.

Au cours des derniers jours, il a répété que son échange téléphonique avec Volodymyr Zelensky n'avait rien de répréhensible et a dénoncé une chasse aux sorcières.

Avec les informations de Agence France Presse

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