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  • Archives
  • Depuis 1914 au Canada, la science est au service des innocents

    Échantillon pour identification d'ADN

    Le 2 octobre est la journée internationale des erreurs judiciaires.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Les corps policiers utilisent des moyens scientifiques de plus en plus sophistiqués pour identifier les coupables d’une affaire criminelle. La science sert aussi à blanchir des personnes injustement accusées.

    Bien souvent ce sont les détails recueillis sur les scènes de crime qui mènent à l’arrestation des coupables.

    Madeleine Roy, animatrice de l'émission Justice

    Premier laboratoire en Amérique

    Saviez-vous que le premier laboratoire scientifique pour mener des enquêtes policières a été fondé à Montréal en 1914?

    Aux États-Unis, il a fallu attendre 1929 pour que la ville de Chicago s’équipe d’un tel outil pour élucider les crimes sur son territoire.

    En 2005, la journaliste Katherine Tremblay se rend dans les coulisses du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale à Montréal.

    Elle en rapporte un reportage qu’elle présente à l’émission Justice le 26 mars 2005.

    Justice, 26 mars 2005

    Katherine Tremblay interviewe Amir Chaltli spécialiste en marques et empreintes, pour mieux comprendre son travail.

    La question à laquelle tente toujours de répondre Amir Chaltli lorsqu’il examine une preuve est de savoir si cette dernière lui procure, dans le vocabulaire policier, un « max ».

    Les preuves étudiées, que ce soit une empreinte de chaussure, d’un pneu ou d’un outil, correspondent-elles aux objets présents ou utilisés sur une scène de crime? Le degré de coïncidence trouvé des objets examinés peut disculper ou, au contraire, confirmer la culpabilité d’un accusé.

    L’analyse de l’ADN innocente complètement mon fils.

    Joyce Milgaard, mère de David Milgaard

    La génétique au service des innocents

    Dans les années 1980, le généticien britannique Alec Jeffreys a développé une technique pour utiliser l’ADN comme élément d’identification dans ces enquêtes criminelles.

    Téléjournal/Le Point, 11 août 2005

    Cette découverte, comme le montre la journaliste Julie Miville-Dechêne dans un reportage présenté au Téléjournal/Le Point du 11 août 2005, a révolutionné le monde policier et de la justice tant au Canada qu’aux États-Unis.

    Elle a notamment permis de corriger d’importantes erreurs judiciaires.

    La journaliste Julie Miville-Dechêne rappelle qu’au Canada ce sont des preuves d’identification d’ADN qui ont permis d’innocenter David Milgaard, James Driscoll et Guy-Paul Morin pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

    Cinq autres Canadiens ont été blanchis pour des crimes dont ils n’étaient pas coupables.

    Ces hommes ont tous passé de longues années derrière les barreaux.

    Ce sont les analyses génétiques qui ont permis d'infirmer leurs condamnations provoquées par des enquêtes bâclées.

    La science de la génétique a aussi révolutionné le monde de la justice aux États-Unis.

    En 2000, la procureure en chef de la ville de Saint Louis dans l’État du Missouri a fait rouvrir 1400 cas de condamnation.

    L’utilisation de la preuve ADN a permis de libérer trois hommes déclarés coupables de viols qui pourrissaient en prison depuis 17 ans.

    Mais, se demande-t-on souvent, la preuve d’ADN est-elle irréfutable?

    Isabelle Richer, 11 mars 2017

    C’est la première question que pose l’animatrice Isabelle Richer à François Julien, biologiste judiciaire à la retraite durant l’émission Isabelle Richer du 11 mars 2017.

    La preuve par l’ADN serait très solide, selon François Julien.

    De plus, elle peut être utilisée pendant des centaines d’années si elle est conservée dans des conditions adéquates.

    Isabelle Richer et François Julien discutent aussi des précautions prises pour éviter ce qu’on appelle la contamination croisée. Ce phénomène peut survenir quand l’ADN d’une personne se trouve accidentellement sur quelqu'un d'autre.

    Mais le biologiste souligne que, si la contamination croisée peut arriver, celle-ci a quand même des limites.

    Par ailleurs, la science continue d’évoluer et apporte de nouvelles techniques pour assister les sciences juridiques et la médecine légale.

    Une percée technologique récente permet par exemple de dessiner des portraits-robots grâce à un ADN vieux parfois de plusieurs décennies.

    Cette technique n’est cependant qu’une prédiction. Elle est très coûteuse et, jusqu'à maintenant, n’est considérée que comme un outil d’enquête.

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