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1000 corbeaux en origami pour un souhait de réconciliation

Une femme souriante tient un petit oiseau en origami fait de papier noir, représentant un corbeau.

Membre de la Première Nation Stellat'en, Beverly Best explique que la difficulté de plier les oiseaux représente les difficultés liées à la réconciliation.

Photo : Radio-Canada / Andrew Kurjata

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Inspirés par une ancienne légende japonaise, le personnel et les étudiants de l'Université du nord de la Colombie-Britannique (UNBC) confectionnent 1000 corbeaux en origami afin que se réalise leur souhait de réconciliation.

Selon la légende, celui qui plie 1000 oiseaux en papier au cours d’une seule année verra son souhait exaucé.

Notre souhait est la réconciliation, dit la responsable de la promotion de l'engagement des étudiants autochtones de l'UNBC, Beverly Best.

Une vitrine dans laquelle sont exposés des dizaines de corbeaux en origami.

Le corbeau a été choisi pour son importance dans la culture autochtone, explique Beverly Best.

Photo : Radio-Canada / Andrew Kurjata

L’idée d’utiliser du papier noir pour représenter le corbeau vient de l’importance de cet animal dans la culture autochtone de la côte ouest.

Le corbeau représente un filou dans de nombreuses légendes, explique Mme Best.

« Dans l'histoire de la création, il a volé le soleil pour éclairer un monde sombre, et c'est ainsi que nous voyons la réconciliation : c'est le corbeau qui nous aide à éclairer une situation sombre. »

— Une citation de  Beverly Best, responsable de la promotion de l'engagement des étudiants autochtones à l'UNBC

Les séances de pliage sont beaucoup plus qu'une oeuvre artistique. On y évoque l'histoire des peuples autochtones du Canada, notamment les pensionnats et les 94 appels à l'action présentés par la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

Mme Best dit que la difficulté de plier les corbeaux en papier est le reflet de la discussion difficile que les Canadiens doivent avoir sur les relations avec les peuples autochtones.

À peu près au milieu de la séance de pliage, tout le monde commence à gémir et à se plaindre que c'est difficile, dit-elle. Mais c'est aussi la raison pour laquelle nous avons choisi de procéder ainsi : parce que la réconciliation elle-même est difficile et nous souhaitons que ceux qui participent y pensent fabriquez votre corbeau.

Même si c'est difficile, il ne faut pas abandonner dit-elle.

Avec les informations de CBC News

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