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Justin Trudeau promet 250 millions contre la violence armée

L'une des armes saisies par la police de Toronto lors de sa récente opération «Projet Sizzle».

Une arme saisie par la police de Toronto (archives).

Photo : Radio-Canada/Pierre-Olivier Bertnatchez

Radio-Canada

Le chef libéral Justin Trudeau promet, s'il est réélu, d'investir 50 millions de dollars de plus annuellement au cours des cinq prochaines années pour aider les communautés particulièrement touchées par la violence armée.

M. Trudeau faisait campagne à Toronto, lundi.

Le maire de Toronto, John Tory, a qualifié cette promesse d'investissement de « pas dans la bonne direction » et incite les autres partis à en faire autant.

Pour lui, il est important de s'attaquer aux causes sous-jacentes de la violence armée et de financer plus de programmes pour les jeunes à risque.

Je crois que ces investissements, jumelés à des lois plus strictes sur les armes à feu et les libérations conditionnelles, de l'aide pour les policiers et des efforts accrus pour combattre le trafic d'armes à la frontière vont contribuer à contrecarrer la montée de la violence armée au Canada, affirme le maire Tory.

Le chef de la police de Toronto, Mark Saunders, accueille favorablement lui aussi l'argent supplémentaire promis par les libéraux, prônant, tout comme le maire, une approche à plusieurs volets contre la violence armée.

Trois [aspects] doivent être abordés : les jeunes hommes et femmes à risque, l'application de la loi quand quelqu'un est atteint par balle, ça c'est notre rôle et notre responsabilité de [faire ces arrestations], et les délinquants à haut risque, ceux qui ont déjà utilisé une arme. Ces derniers sont souvent laissés pour compte, note Mark Saunders.

Donc, si les fonds ne sont pas investis pour briser ce cercle [vicieux], nous allons continuer de faire des arrestations [certes], [...] mais je pense qu'on aurait [de meilleurs résultats] en examinant ces trois aspects, ajoute-t-il.

Justin Trudeau se promène dans les rues de Toronto.

Justin Trudeau a promis plus tôt en septembre, lors d'une visite à Toronto, de bannir les armes d’assaut si les Canadiens lui accordent un second mandat.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Trudeau pas prêt à bannir les armes de poing

Les libéraux fédéraux promettent aussi dans leur plateforme électorale « d'élargir les programmes de déjudiciarisation afin de garder les jeunes à risque à l'écart du système de justice pénale », en plus d'accorder plus de ressources à l’Agence des services frontaliers du Canada et la Gendarmerie royale du Canada pour « détecter et pour freiner la circulation d’armes à feu à nos frontières ».

Toutefois, M. Trudeau n'a pas voulu s'engager jusqu'à maintenant à bannir les armes de poing au pays, tel que le réclament notamment les maires de Toronto, de Montréal et de Vancouver.

Le chef libéral s'engage en revanche à interdire les armes d'assaut, dont les fusils semi-automatiques AR-15.

Notre dossier Élections Canada 2019

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