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Un troisième film pour Sainte-Germaine-Boulé : Fort comme un Bronco

Ti-Louis, joué par Kevin Bisonnette, et Passe-Poil, l'agronome, joué par Stéphane Bisson, posent dans un champ.

De gauche à droite: Ti-Louis, joué par Kevin Bisonnette, et Passe-Poil, l'agronome, joué par Stéphane Bisson.

Photo : Photo fournie par Julie Dallaire

Lise Millette

Costumes d’époques, vie de colonie, intrigues loufoques : l’organisateur communautaire de Sainte-Germaine-Boulé en Abitibi-Ouest, Mario Tremblay, récidive pour une troisième fois avec un film sur l’univers des bretelles.

Mario Tremblay est allé cogner aux portes en disant "Ça te tente-tu de participer? On a un petit projet." Et c’est comme ça qu’on a réuni des gens qui n’avaient aucune expérience de jeu d’acteurs, mais qui ont décidé de participer au film, résume David Trempe, qui a adapté le scénario pour le cinéma.

Le premier film, Les bretelles de Mononc’Jack, avait été présenté en 2016, suivi du film Les passes croches à Placide en 2017. En décembre 2019, les réalisateurs Julie Dallaire et David Trempe révéleront Fort comme un Bronco, qui viendra compléter la trilogie des bretelles.

Des acteurs attendent derrière une caméra et une perche de son dans une église lors d'un tournage.

Tournage du film dans une église.

Photo : Photo fournie par Julie Dallaire

L’idée principale du film, c’est un agronome insatisfait du rendement des terres de sa communauté. Avec son ami, Ti-Louis La camisole, il patente un épandeur à fumier, mais la machine est tellement grosse qu’ils ne sont pas en mesure de le déplacer, commence David Trempe.

La solution trouvée par l’auteur, Mario Tremblay, est de trouver une génétique d’un taureau suffisamment fort pour tirer le monstre d’acier. David Trempe y voit une occasion de ramener à l’écran l’opposition qui existait à l’époque entre les positions traditionnelles de l’Église et le modernisme.

La solution de Passe-Poil est d’aller chercher la semence d’un taureau en Espagne, là où on retrouve les arènes, mentionne David Trempe.

Un caméraman et un preneur de son sont dans un parc avec des enfants.

Photo de tournage du film Fort comme un Bronco.

Photo : Photo fournie par Julie Dallaire

Et c’est là qu’entre en scène la Maison Dumulon, ajoute Julie Dallaire, co-réalisatrice. En ajoutant ce lieu touristique de Rouyn-Noranda, le film s’ancre également dans la réalité régionale et permet de sortir un peu de Sainte-Germaine-Boulé en ajoutant des lieux territoriaux d’importance.

Le montage est presque terminé et le film sera présenté au public lors de la fête des bretelles de Sainte-Germaine-Boulé pour une projection publique le 14 décembre.

La dernière fois, pour Les passes croches à Placide, on avait présenté le film dans l’église du village, se souvient Julie Dallaire.

David Trempe compare l’ambiance des trois films aux épisodes de la télésérie québécoise Séraphin pour la vie coloniale qui y est présentée.

Abitibi–Témiscamingue

Cinéma