•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Premier entraînement à Québec pour les Raptors

Le reportage de Guillaume Piedboeuf

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

Guillaume Piedboeuf

Trois mois et demi après leur conquête, les Raptors sont de retour au boulot. Les champions en titre de la NBA ont débuté leur camp d'entraînement au Peps de l'Université Laval, dimanche matin.

Arrivés à Québec samedi soir, les joueurs des Raptors étaient déjà à l’entraînement dimanche matin. La visite du Vieux-Québec devra attendre.

Il y a longtemps que j’avais en tête de venir ici. Je regardais par la fenêtre de l’autobus ce matin, c’est magnifique, a tout de même vanté l’entraîneur-chef de l’équipe, Nick Nurse.

Lorsque je me suis installé à Toronto, j’ai des amis qui n’arrêtaient pas de me vanter Québec. Alors quand l’équipe m’a dit qu’on cherchait un endroit dans l’Est du Canada pour le camp d’entraînement, cette année, j’ai dit qu’on devait venir à Québec, a-t-il ajouté.

Mais au-delà des charmes de la ville, c’est la discrétion que les Raptors recherchent dans la capitale.

L’entraîneur-chef des Raptors, Nick Nurse.

L’entraîneur-chef des Raptors, Nick Nurse

Photo : Radio-Canada

Surtout, ne pas déranger

Au PEPS, la présence de l’équipe n’est annoncée pratiquement nulle part. Si le public pourra voir les joueurs à l’œuvre, jeudi soir, lors du match intraéquipe, l’accès aux champions en titre de la NBA est jusque-là extrêmement contrôlé.

Ni le public ni les médias n’ont accès aux entraînements et des rideaux noirs ont été placés devant toutes les fenêtres de l’amphithéâtre-gymnase.

Les Raptors sont très exigeants. On se rend compte que dans une équipe où certains gars gagnent 25 millions $ par année, rien n’est laissé au hasard en termes de sécurité.

Charles Fortier, président du Conseil d'administration du club de basketball Rouge et Or

Ils veulent une ambulance qui suit l’autobus en tout temps, par exemple. Les gourdes sur le terrain doivent être scellées. On ne pense pas à ça, mais ils ne peuvent pas se permettre qu’il y ait quelqu’un qui mette quelque chose dans une gourde. Absolument tout est calculé, explique Charles Fortier, président du Conseil d’administration du club de basketball Rouge et Or.

Un camp à la maison pour Chris Boucher

Seul joueur québécois des Raptors, le Montréalais Chris Boucher n'a pas eu à se faire prier pour s’adresser aux journalistes dans la langue de Molière.

Ça fait du bien. Je suis à la maison. Il y a beaucoup de mes amis et ma famille qui vont venir voir le match, a-t-il raconté, se réjouissant de l’engouement créé par le titre des Raptors.

Le joueur des Raptors Chris Boucher.

Le joueur des Raptors Chris Boucher (à droite)

Photo : Radio-Canada

On voit que le Québec, et Montréal, aime vraiment le basket. Alors pouvoir avoir un camp d’entraînement ici, pour moi, ça vaut tout.

Limité à une vingtaine de matchs dans un rôle très limité, l’an dernier, Boucher aimerait bien faire sa place sur le banc des Raptors, cette saison. Cet été, le Montréalais de 26 ans a travaillé à ajouter du muscle à sa longiligne charpente de 2m08 (6’10’’) et 200 livres.

Je suis plus fort et ça m’aide pour finir au panier. Je suis capable de changer de tempo. Avant, j’avais juste une vitesse.

Chris Boucher, joueur des Raptors de Toronto

Déjà après le premier entraînement du camp, son entraîneur voyait une différence. Il a eu un très bon été et il le démontre. Il a de plus en plus l’air d’un joueur de basketball. Ses habiletés avec le ballon sont meilleures et sa prise de décision aussi. Il a simplement maturé, a souligné Nick Nurse.

Confiant avec ou sans Kawhi

Les Raptors ont beau être champions en titre, peu d’experts voient encore l’équipe parmi les favoris cette saison. Le départ du joueur le plus utile de la finale de la NBA, l’ailier vedette Kawhi Leonard, se fera sentir.

Les représentant de la Ville-Reine sont-ils sous-estimés? La question fait sourire Chris Boucher. Ils nous sous-estimais aussi avec Kawhi, l’année passé. Donc, c’est sûr que sans lui, c’est encore plus.

Mais les joueurs de l’équipe actuelle ont pratiquement tous vécus la conquête du printemps dernier, et cette expérience portera fruit, estime le natif des Antilles, élevé à Montréal-Nord.

Je sais que j’ai gagné un championnat et j’en veux un autre. Alors peu importe ce qu’ils disent, moi je vais y aller pour un deuxième.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Québec

Basketball