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Manque de psychiatres dans la région : plus de médecins en résidence sont réclamés

Un hôpital se dresse sous un ciel bleu.

Au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le manque de psychiatres se fait cruellement sentir.

Photo : Radio-Canada

Rosalie Dumais-Beaulieu

Les hôpitaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean manquent grandement de psychiatres. Les médecins spécialisés en psychiatrie y travaillant sont donc débordés et ils aimeraient que plus de médecins résidents leur viennent en aide.

Selon le plan régional d'effectifs médicaux, il devrait y avoir 26 psychiatres. Cependant, en ce moment, il n'y en a que 16 et l'un d'entre eux prendra sa retraite en janvier.

Seulement 38 % des effectifs en psychiatrie seront alors comblés. Ces données suscitent bien sûr de l'inquiétude.

Les délais de prise en charge des patients en consultations externes sont efficaces pour le moment. On ne pourra pas garder cette cadence indéfiniment.

Laurent Coulloudon, chef du Département de psychiatrie du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean

La responsabilité aux universités

Le recrutement est difficile. Selon le chef du Département de psychiatrie du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Laurent Coulloudon, les universités doivent donc s'engager à envoyer plus de médecins résidents dans la région.

Comment peut-on accepter que des finissants en psychiatrie aillent dans le secteur privé?, se demande-t-il.

Il doit y avoir a un équilibre entre l’autonomie des psychiatres, les choix professionnels des psychiatres et leur responsabilité sociale, ajoute le docteur Coulloudon.

Un homme devant un ordinateur regarde la caméra.

Laurent Coulloudon estime que le fait de pratiquer la psychiatrie s'accompagne d'une responsabilité sociale.

Photo : Radio-Canada

Plus de renforts

L'Association des médecins psychiatres du Québec vient d'embaucher deux lobbyistes pour faire pression sur Québec afin d'améliorer les soins en psychiatrie. Ces derniers vont notamment marteler que le manque d'effectifs doit être contrebalancé par des embauches d'autres travailleurs en santé mentale.

On a besoin de plus de psychologues, de travailleurs sociaux, d'infirmiers cliniciens en santé mentale, avance le docteur Coulloudon qui souhaite de meilleurs suivis pour ses patients.

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