•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le plan de l’AFO pour le vieillissement de la population francophone

Une main d'homme tient la main d'une femme âgée tenant une canne.

Les aînés francophones sont plus vulnérables en raison de différents facteurs socioéconomiques.

Photo : Getty Images / Dean Mitchell

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) fait une série de recommandations, principalement pour le gouvernement provincial, afin de mieux encadrer le vieillissement de la population franco-ontarienne.

Le livre blanc sur le vieillissement des francophones de l’Ontario, dévoilé lundi, présente des mesures adaptées aux difficultés particulières des aînés francophones, plus vulnérables au vieillissement en raison de différents facteurs socioéconomiques.

Selon le rapport présenté par l’AFO, la communauté francophone de l’Ontario est plus âgée que celle de la province dans son ensemble. Cette population, qui vieillit dans un contexte minoritaire, présente certains problèmes particuliers.

Selon des chiffres contenus dans le livre blanc, qui se basent sur des données statistiques du Commissariat aux services en français, la proportion des personnes âgées de 65 ans et plus est plus importante chez les francophones (19,5 %) que chez les anglophones (16,2 %).

Environ 35 % des francophones de l’Ontario de plus de 65 ans n’ont aucun diplôme, 22,8 % d’entre eux ont un diplôme d’études secondaires et 41,7 % détiennent un certificat ou un diplôme postsecondaire.

Selon la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada, les francophones disposent en moyenne de presque 4700 $ de moins que les anglophones au chapitre des revenus.

L’étude souligne également que les aînés francophones sont plus enclins à subir l'isolement ou éprouver des difficultés liées à l’accès aux services, puisque nombre d'entre eux résident en région rurale. De plus, ces aînés sont plus nombreux à rapporter des problèmes de santé physique et mentale.

Les francophones de 65 ans et plus de l’Ontario ont aussi plus de chance de vivre seuls (36,5 %) que la population générale (36 %), selon la FAFO.

La difficulté d’obtenir des services en français et les impacts de cette barrière doivent stimuler une réflexion stratégique pour conscientiser et engager un dialogue de fond avec les responsables politiques et gouvernementaux, indique l'AFO dans son livre blanc.

Pour les nombreux francophones qui souffriront de problèmes de santé ou qui auront besoin de soins de longue durée, l’accès aux services en français est d’autant plus critique parce que dans un contexte de stress, les francophones ont plus de facilité à s’exprimer en français.

Une citation de :Extrait du livre blanc sur le vieillissement des francophones en Ontario

Les recommandations de l’AFO

  • Accroître l’accès aux données probantes sur le vieillissement des populations francophones en Ontario en finançant des études permettant de reconnaître les besoins spécifiques de ces populations.
  • Améliorer l’offre de services communautaires en français, afin de diminuer l’insécurité financière et les barrières linguistiques, et réduire l’isolement des aînés francophones.
  • Accroître l’offre de soins de longue durée adaptés aux aînés francophones.
  • Promouvoir des modèles comme le vieillissement actif et éviter de considérer la vieillesse comme une pathologie.
  • Faire des pressions sur l’administration municipale pour faire en sorte que des services sociaux et communautaires en français soient disponibles dans un plus grand nombre de régions.

L'AFO demande également la mise sur pied d'un système de gouvernance provinciale francophone veillant entre autres à l'amélioration des services en français, à la coordination de ressources communautaires et à la création d'un outil reliant les aînés aux emplois et aux occasions de bénévolat dans leur région.

Le livre blanc a été rédigé en collaboration avec la Fédération des aînés et des retraités francophones de l’Ontario (FARFO) qui réclamait une étude sur le vieillissement depuis quelques années.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !