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Plus de Canadiens frappés par une interdiction de 5 ans à la frontière américaine

Une agente frontalière américaine vérifie les papiers d'un couple en voiture.

Les chiffres officiels sur le nombre d’interdictions de séjour ne sont pas disponibles, mais le service américain des douanes confirme qu’il y a bel et bien une hausse des cas.

Photo : Associated Press / Elaine Thompson

Radio-Canada

Des avocats spécialisés en droit de l’immigration de la Colombie-Britannique et de l’État de Washington mettent les Canadiens en garde : ils constatent une augmentation du nombre de voyageurs frappés d’une interdiction d’entrée de cinq ans sur le territoire américain.

Selon les avocats, les interdictions sont la conséquence directe des renvois accélérés qui sont décidés par un agent d’immigration et non pas un juge.

Une tendance troublante en raison de son apparence arbitraire, juge l’avocat Len Saunders qui pratique à Blaine dans l’État de Washington et dont certains clients sont sous le coup d’une telle interdiction.

Je n’aurais jamais imaginé des renvois accélérés aussi aléatoires. C’est très discriminatoire comme façon de faire.

Len Saunders, avocat

Selon les lois en vigueur, les Canadiens sont autorisés à être sur le territoire américain pour une durée maximale de six mois. Ce sont aux voyageurs de prouver qu’ils entrent aux États-Unis pour visiter le pays et non pas pour s’y installer de façon permanente.

Len Saunders explique que, dernièrement, les agents frontaliers américains examinent de plus près certains détails qui prouvent des liens avec le Canada et donc une raison d’y retourner. Par exemple : est-ce que la personne est propriétaire d’une maison, est-ce qu’elle a un emploi permanent ou combien d’argent a-t-elle en banque?

« Chaque jour »

Les chiffres officiels sur le nombre d’interdictions de séjour émis à des Canadiens ne sont pas disponibles, mais le service américain des douanes confirme qu’il y a bel et bien une hausse des cas sans toutefois pouvoir expliquer pourquoi.

Deux agents frontaliers près d'une pancarte qui  montre quel chemin prendre pour aller soit au Canada, soit aux États-Unis.

La frontière entre le Canada et les États-Unis à Surrey en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / Daryl Dyck

Len Saunders, qui pratique le droit de l’immigration depuis deux décennies, affirme qu’il a remarqué une augmentation spectaculaire des interdictions cet été.

Jusqu’à tout récemment c’était très rare, peut-être une fois tous les deux ou trois ans, de voir une interdiction de séjour de cinq ans. Maintenant, j’en vois littéralement une par jour, affirme-t-il.

Mêmes règles, différente façon de les appliquer

Selon l’avocat spécialisé en immigration Andrew Hayes, les raison qui expliquent l’explosion des cas ne sont pas claires.

Les règles sont les mêmes qu’avant. C’est dans la façon de les appliquer qu’on voit un changement, souligne-t-il.

Il croit que la cause probablement de ce changement est liée au président américain. Donald Trump souhaite faire preuve de fermeté face aux questions d’immigration, fait-il remarquer.

Il conseille donc aux Canadiens qui souhaitent se rendre aux États-Unis d’être le plus clairs possible sur leurs plans lorsqu’ils sont questionnés à la frontière.

Vous devez être capable d’expliquer où vous allez, ce que vous voulez y faire et quand vous comptez revenir au Canada, mentionne-t-il.

Avec les informations de CBC

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