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Salon du livre : trois auteurs et trois perceptions

Quelques femmes discutent devant un kiosque du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Des curieuses discutent des nouveautés littéraires.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Bien des lecteurs de la région ont eu l’occasion d’échanger avec de nombreux écrivains et de faire dédicacer les ouvrages qu’ils venaient tout juste de se procurer dans le cadre du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Comment les principaux intéressés perçoivent-ils cet exercice de relations publiques?

Les réponses diffèrent passablement d’un auteur à l’autre.

La jeune romancière Marie-Laurence Trépanier avoue bien candidement qu’elle est un peu intimidée quand elle côtoie des lecteurs.

Comme elle commence dans le métier, elle précise qu’elle rencontre surtout des gens qui ne connaissent pas encore ses écrits.

Une fois que la glace est brisée, Mme Trépanier retire néanmoins un vif plaisir à leur parler de ce qu’elle fait et de son amour des livres.

De son côté, l’auteur et animateur Gilles Proulx est un vieux routier des scènes littéraire et médiatique.

Il a donc l’habitude d’être en contact avec le grand public.

Cependant, quand il se présente dans un événement comme le Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, il doit momentanément changer de rôle.

Cet intervieweur aguerri se retrouve de l’autre côté de la barrière, car il passe alors le plus clair de son temps à répondre aux interrogations des visiteurs.

Ils viennent me voir. Ils me questionnent et me sous-questionnent sur l’élaboration d’une page ou d’un chapitre, explique M. Proulx.

Il admet que de tels échanges peuvent être fastidieux.

Ça gruge mes énergies. Il n’y a pas de doute, reconnaît-il.

Quant à l’écrivaine et actrice Francine Ruel, elle se sent comme un poisson dans l’eau lorsqu’elle discute avec ses lecteurs.

Elle soutient que lorsqu’elle a mis la dernière touche à un livre, elle est impatiente d’aller en jaser avec eux.

Je passe souvent un an, un an et demi assise chez moi dans la solitude et le silence pour écrire une histoire, raconte-t-elle.

Mme Ruel affirme qu’au terme de ce processus, elle ressent le besoin impérieux de prendre le pouls de son lectorat.

Le Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean a pris fin dimanche après-midi.

L’événement se déroulait à Jonquière.

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Saguenay–Lac-St-Jean

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