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Grève du zèle des employés de soutien dans les écoles de l'Ontario

Image d'un concierge passant la vadrouille sur un plancher d'un édifice à bureau.

Le ménage et la supervision des élèves risquent d'écoper pendant la grève du zèle des employés de soutien dans les écoles en Ontario, lundi.

Photo : Radio-Canada / Ken Hébert

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus de 55 000 employés de soutien dans les écoles en Ontario, soit des concierges, employés de bureau et aides-éducateurs, ont entamé une grève du zèle, lundi matin.

Les deux jours de négociations entre le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) qui les représente et le gouvernement provincial cette fin de semaine se sont conclus sans entente.

Le SCFP, le Conseil des associations des conseillers scolaires et des représentants du ministère de l'Éducation tentaient de conclure une entente pour le renouvellement des conventions collectives échues depuis le 31 août.

Les parties ont négocié en présence d’un médiateur, William Kaplan, dans un hôtel du centre-ville de Toronto.

Le ministre de l’Éducation Stephen Lecce a indiqué en conférence de presse qu’il souhaite qu’un de règler rapidement le dossier pour faire cesser les moyens de pression des employés de soutien des conseils scolaires.

Je suis littéralement disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, comme je le dis depuis les dernières semaines, afin d’en arriver à une entente, une entente que les éducateurs, les parents et les élèves méritent.

Une citation de :Stephen Lecce, ministre de l'Éducation de l'Ontario

Le ministre Lecce avait invité toutes les personnes concernées à se rasseoir à la table des négociations par le biais d'un communiqué de presse plus tôt dans la journée.

Le ministre de l'Éducation dit avoir proposé des solutions aux revendications des syndiqués, notamment pour ce qui touche la rémunération, la sécurité d'emploi et la dotation supplémentaire en personnel, mais souhaite maintenant trouver une solution à l'augmentation du taux d'absentéisme et ses conséquences sur les élèves et les écoles.

Cette grève du zèle touchera 63 conseils scolaires de l'Ontario, selon le SCFP, qui représente des concierges, employés de bureau et aides-éducateurs dans la province.

Rétablir les services

Dans une lettre à ses membres publiée sur sa page Facebook, le syndicat soutient que le gouvernement provincial de Doug Ford et le Conseil des associations de conseillers scolaires ont refusé de négocier une convention collective équitable qui protège les services aux élèves.

La sécurité d'emploi et le rétablissement de certains services aux élèves sont au cœur des revendications des syndiqués.

Ce que le gouvernement et le Conseil des associations des conseillers scolaires ont fait est vraiment irresponsable, a soutenu dans une déclaration écrite Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario.

Le syndicat assure qu’il est prêt à retourner en médiation pour parvenir à une entente négociée librement.

Pas d'extras

Durant une grève du zèle, les employés s'acquittent du strict minimum de leurs tâches et refusent de faire des heures supplémentaires.

L’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques se dit déçue qu'aucune entente de principe n'ait été conclue. Elle indique que les conseils scolaires sont préoccupés par l'impact que les niveaux actuels d'absentéisme dans nos écoles ont sur nos élèves.

Nos conseils scolaires surveilleront la situation en mettant particulièrement l'accent sur l'impact que ce retrait [partiel de services] peut avoir sur la sécurité et le bien-être des élèves, poursuit-elle.

C'est un même son de cloche du côté de l'Association des conseils scolaires des écoles publiques de l'Ontario (ACÉPO), qui se dit inquiète du taux d'absentéisme croissant des membres du SCFP sur les élèves.

L’ACÉPO aurait aimé avoir plus de temps pour trouver un terrain d’entente avec le syndicat en ce qui a trait aux modalités entourant la gestion des congés de maladie qui demeurent au cœur de la négociation.

Une citation de :ACÉPO (communiqué)

Classes et services maintenus

Le Conseil scolaire catholique MonAvenir assure dans un communiqué de presse que les membres du SCFP seront présents au travail et continueront d’offrir des services de base.

Leurs écoles et services de garde demeureront ouverts.

Pour ce qui est du Conseil scolaire Viamonde, l’accueil des élèves et l’enseignement en salle de classe se feront comme d’habitude pendant ce moyen de pression.

Le conseil dit avoir obtenu l’assurance du syndicat que le personnel d’entretien continuera de s’assurer qu’il n’y a pas d’objets dangereux dans les cours d’école avant l’arrivée des élèves.

Les locations de locaux à des organismes extérieurs le soir et la fin de semaine seront annulées pendant la durée des moyens de pression.

Du côté du conseil scolaire public anglais de Toronto (TDSB), les écoles sont ouvertes et les cours se dérouleront normalement.

Des employés débordés

La présidente de la section locale 2357 du SCFP, Sherry Wallace, représente 1700 employés permanents et environ 2500 employés à temps partiel et temporaires du Conseil scolaire catholique d'Ottawa.

Selon elle, les aides-éducateurs sont débordés par leur charge de travail et n'ont pas les ressources nécessaires pour répondre aux besoins dans les écoles.

Nous voulons être capables d'offrir à nouveau les services que nous étions autrefois capables d'offrir aux élèves. C'est devenu de plus en plus difficile de faire plus avec moins [de ressources].»

Une citation de :Sherry Wallace, présidente de la section locale 2357 du SCFP
Sherry Wallace pose pour la caméra sur la Sparks à Ottawa.

Sherry Wallace affirme que si le conflit de travail perdure, il pourrait y avoir de nouveaux moyens de pression, comme une grève générale ou une grève tournante.

Photo : CBC/Trevor Pritchard

Nous allons être au travail [pour] nous assurer que les élèves sont en sécurité, mais il y aura des changements aux tâches quotidiennes. Nous ne ferons pas d'heures supplémentaires, de travail bénévole, et toutes ces petites choses de plus que nous faisons et qui sont prises pour acquises, dit-elle.

Au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), la grève du zèle risque également de perturber le nettoyage et l’entretien des écoles élémentaires, en plus des écoles secondaires Marie-Rivier, Ange-Gabriel et Jeanne-Lajoie, note la gestionnaire par intérim des affaires publiques et communications, Isabelle Beaudoin.

Pour ce qui est des autres écoles secondaires, de l’Académie catholique Notre-Dame, de l’Éducation Permanente, du Centre professionnel et technique Minto et du Centre éducatif du CECCE, ils sont pour leur part desservis par une firme externe non affiliée et ne seront donc pas affectés par ces moyens de pression, dit le conseil.

Le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Stephen Lecce, a répété au cours des dernières semaines que le gouvernement souhaitait parvenir à un accord qui apporte stabilité aux travailleurs, aux parents et aux élèves.

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