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Adoption des adolescents : briser les préjugés

Deux balançoires jaunes sur un terrain de jeu.

Au Nouveau-Brunswick, la moitié des enfants qui ont besoin d'une famille pour les adopter ont plus de 11 ans.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Radio-Canada

Au Nouveau-Brunswick, 50 % des jeunes sans famille ont plus de 11 ans.

Un organisme lance un appel pour déconstruire les mythes et les préjugés qui entourent l’adoption des enfants plus âgés. C’est qu’au Nouveau-Brunswick, 50 % des enfants qui cherchent une famille permanente de 11 à 18 ans. 

Les parents de Cassaundra Eisner l'ont placé en famille d'accueil alors qu’elle avait 9 ans. J'ai été dans le système pour deux années. C'était vraiment difficile à cause que je me sentais vraiment différente des autres, raconte-t-elle. Elle avait peur de ne jamais être adoptée.

La jeune femme a partagé son témoignage à Fredericton, ce week-end, durant une conférence sur l'enjeu de l'adoption des enfants plus âgés.

Selon Patricia Estabrooks, de la Fondation du Nouveau-Brunswick pour l'adoption, il est très difficile pour les adolescents de trouver une famille.

Au Nouveau-Brunswick, 417 enfants de moins de 19 ans n'ont pas de famille permanente.

Plus de la moitié des enfants disponibles pour l'adoption ont plus de 11 ans.

Patricia Estabrooks
Patricia Estabrooks.

Patricia Estabrooks, Fondation du Nouveau-Brunswick pour l'adoption.

Photo : Radio-Canada

La demande pour de très jeunes enfants est forte dans la province. Beaucoup de parents qui se tournent vers l’adoption veulent un bébé, ou un bambin très jeune qui ne gardera pas de souvenirs de ses parents biologiques.

Candy Roussel admet sans détour avoir été l'une de ces personnes. J'étais exactement cette personne-là avant d'être dans le processus d'adoption et de comprendre la réalité de l'adoption au Nouveau-Brunswick, dit-elle. 

Elle explique avoir attendu 7 ans et demi avant de pouvoir adopter. Je n'étais pas consciente que l'attente allait être si longue, se souvient-elle.

Aujourd'hui, elle compte adopter un second enfant plus âgé.

Candy Roussel.

Candy Roussel.

Photo : Radio-Canada

On pense aussi comme nouveaux parents: je vais manquer les premiers pas, les premiers sourires... Mais même un adolescent a des premières fois. Premières fois qu'il apprend à conduire, la première sortie avec un copain, la première grosse bêtise qu'ils font, souligne Mme Roussel.

On avait la crainte justement que ce soit un enfant à problème parce qu'il avait probablement vécu plus de traumatismes. Et c'est justement le mythe qu'il faut essayer de briser, dit la mère.

Oui, on est des enfants qui se souviennent, dit Cassaundra Eisner en parlant des enfants plus âgés qui attendent une famille. Mais on a besoin des gens pour nous supporter. (...) On a le droit d'avoir une famille, du support pour avoir de l'éducation.

D’après le reportage de Francis Pilon

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