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Les avocats du Québec réfléchissent aux mandats de leurs associations

un marteau de juge est posé sur une grosse pile de dossiers.

Une nouvelle association, l'Association professionnelle des avocats et avocates du Québec (APAAQ), a pour mandat de représenter tous les avocats du Québec.

Photo : iStock

Piel Côté
Emily Blais

L'avenir de l'Association des avocats et avocates de province (AAP) était au coeur de l'assemblée générale annuelle de ses membres, samedi à Rouyn-Noranda.

Celle-ci représente uniquement les professionnels en région, à l'extérieur de Montréal, Québec et de l'Outaouais. La présidente de l'APP, Me Alexandra Bourgeois exerce à Amos et La Sarre.

La réflexion est notamment imposée par la création de l'Association professionnelle des avocats et avocates du Québec (APAAQ) au mois de septembre. Cette association a le mandat de représenter tous les avocats de la province.

Ce type d'association-là n'existait pas tout simplement. Il existait jusqu'à maintenant des associations en fonction du domaine de pratique de droit pour [s’attaquer aux] problématiques législatives ou de pratique dans leur domaine spécifique, explique la présidente, Me Catia Larose.

Une femme sourit à quelqu'un près du photographe.

La présidente de l'Association professionnelle des avocats et avocates du Québec, Catia Larose était à Rouyn-Noranda pour participer au congrès annuel de l'Association des avocats et avocates de province.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Elle souhaite que l'association prenne la relève du Barreau du Québec dans la négociation avec le gouvernement provincial des tarifs d'aide juridique en pratique privée.

Ce sont les avocats qui acceptent de représenter les plus démunis de notre société et qui sont rémunérés par le gouvernement en fonction d'un tarif qui a été déterminé par le gouvernement en 1970 et qui a eu quelques indexations au fil des ans. On se retrouve avec des tarifs qui sont tellement dérisoires et archaïques qu'au final on réalise que nos avocats travaillent à des salaires qui sont souvent en dessous du salaire minimum, rappelle-t-elle.

Elle considère que l'Association professionnelle des avocats et avocates du Québec est bien accueillie par le Barreau du Québec dont la mission est la protection du public.

Il y avait un manque, un trou. Invariablement le Barreau était là pour un peu pallier de façon très inconfortable à ce manque-là, affirme-t-elle. [...] Ils sont d'accord avec nous de dire que la rémunération est inadéquate et même inacceptable selon les termes du bâtonnier, mais en même temps il ne peut rien faire parce qu'il protège le public. Il ne peut demander à ses avocats d'arrêter d'en faire. Je pense que ça les soulagerait honnêtement.

Revaloriser la profession

La présidente de l'Association professionnelle des avocats et avocates du Québec veut revaloriser la profession.

Depuis qu'on est jeune, on entend qu'il faut aller voir le dentiste aux six mois pour prévenir les caries et c'est devenu un réflexe. Maintenant, on ne se pose plus de questions. Effectivement, ça peut sauver beaucoup d'interventions douloureuses, illustre Me Catia Larose.

L'avocat, c'est la même chose. Nous on est formés pour conseiller en amont alors que les gens nous perçoivent comme des gens qui arrivent après le fait, donc qui les défendent lorsque le problème survient, mais dans la réalité, ce n'est pas vrai que tous les avocats plaident à la cour, font du litige, mentionne Me Catia Larose.

Abitibi–Témiscamingue

Justice et faits divers