•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Houthis disent avoir capturé des milliers de soldats saoudiens

Un membre du mouvement chiite houthi monte la garde durant un rassemblement pour commémorer le cinquième anniversaire de la prise de la capitale Sanaa par les Houthis, le 21 septembre 2019.

Un soldat houthi monte la garde.

Photo : AFP/Getty Images / MOHAMMED HUWAIS

Radio-Canada

Le mouvement rebelle yéménite des Houthis a annoncé samedi qu'il avait mené une attaque majeure près de la frontière avec la région de Najran, dans le sud de l'Arabie saoudite. Il aurait ainsi capturé de nombreux soldats et véhicules, mais les autorités saoudiennes ne l'ont pas immédiatement confirmé.

Le porte-parole militaire des Houthis a déclaré dans un communiqué que trois brigades militaires ennemies étaient tombées dans l'attaque, qui a été lancée il y a 72 heures dans les environs de Najran et était soutenue par des drones, des missiles et des unités de défense aérienne du groupe.

Le porte-parole militaire a déclaré sur la chaîne de télévision de la rébellion chiite, Al Masirah, que le mouvement aligné sur l'Iran avait capturé « des milliers » de troupes ennemies, dont de nombreux officiers et soldats de l'armée saoudienne, ainsi que des centaines de véhicules blindés.

Le porte-parole d'une coalition militaire saoudienne, qui combat le groupe Houthi depuis plus de quatre ans au Yémen, n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaires de Reuters.

Reuters n'a pas été en mesure de vérifier les allégations de manière indépendante.

Pourparlers de paix

La violence pourrait entraver les efforts déployés par l'ONU pour apaiser les tensions et ouvrir la voie à des pourparlers visant à mettre fin à la guerre qui a fait des dizaines de milliers de morts et poussé des millions de personnes au bord de la famine dans ce pays pauvre de la péninsule arabe.

La coalition musulmane sunnite, qui reçoit des armes et des renseignements des pays occidentaux, est intervenue au Yémen en mars 2015 après que les Houthis eurent chassé du pouvoir le gouvernement reconnu internationalement dans la capitale Sanaa, en 2014.

L'opération "Victoire de Dieu" est la plus grande opération militaire depuis le début de l'agression brutale. L'ennemi a subi de lourdes pertes […] et de larges pans de territoire ont été libérés en quelques jours seulement

Mohammed Abdul-Salam, porte-parole des rebelles Houthis

Les Houthis, qui avaient récemment intensifié leurs attaques de missiles et de drones contre des villes saoudiennes, ont revendiqué la responsabilité de la plus grande attaque jamais lancée contre des installations pétrolières saoudiennes, le 14 septembre.

Riyad a rejeté la revendication des Houthis, affirmant que l'agression ne venait pas du Yémen, et a plutôt blâmé son ennemi régional, l'Iran, qui est musulman et chiite. Téhéran nie cette accusation.

Le 20 septembre, les Houthis ont déclaré qu'ils cesseraient leurs attaques de missiles et de drones contre l'Arabie saoudite si l'alliance cessait ses opérations. La coalition n'a pas encore répondu à cette proposition.

Le conflit est largement considéré dans la région comme une guerre par procuration entre l'Arabie saoudite et l'Iran. Les Houthis, qui contrôlent Sanaa et la plupart des grands centres urbains du Yémen, nient être des marionnettes de Téhéran et disent combattre un système corrompu.

Avec les informations de Reuters

Conflits armés

International