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Le Bloc veut mettre sur pied une version québécoise du CRTC

Yves-François Blanchet est de profil et parle au micro. Derrière lui, l'autobus du Bloc québécois est stationné.

Yves-François Blanchet estime qu'un CRTC québécois serait un « outil réglementaire fondamental » pour la province.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Valérie Boisclair

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, compte demander au gouvernement fédéral de céder au Québec la réglementation des télécommunications et de la radiodiffusion sur son territoire, un geste « fondamental » pour assurer « la pérennité des arts et de la culture » de la nation.

Pour le chef bloquiste, il est essentiel que le Québec se dote d’un outil réglementaire tel qu’un Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), version québécoise, pour l'adapter aux besoins spécifiques de la province.

Même si nous sommes amis avec la nation canadienne, il reste que la dernière personne à qui tu confies ton identité, c’est celle qui t’a conquis, a illustré Yves François-Blanchet, qui était de passage à Baie-Saint-Paul samedi matin.

L'idée d'un tel Conseil avait déjà été évoquée dans la plateforme électorale du parti, dévoilée lors du lancement de sa campagne.

Grâce à ce transfert des responsabilités, le Québec serait notamment en mesure d’établir des quotas, que ce soit en matière de productions d’œuvres québécoises ou de musique francophone diffusée à la radio, a cité en exemple le chef bloquiste.

On est pas mal plus en confiance si c’est fait par une institution québécoise que par une institution canadienne qui n’en a pas la sensibilité.

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Le gouvernement québécois pourrait en outre définir le cadre réglementaire pour les nouveaux médias ou encore encadrer certaines activités sur le web, comme celles des fameux GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple). Le Bloc avait par ailleurs déjà proposé d’imposer ces géants du web à hauteur de 3 % de leur chiffre d’affaires au pays.

Nul besoin de rouvrir la Constitution pour réaliser cette proposition, a assuré le chef du Bloc. Il suffirait plutôt de conclure des ententes administratives, comme c’est le cas avec l’immigration ou les services de police fédéral et provinciaux, a-t-il expliqué.

Pas de TPS sur l’achat de livres

En pleine fin de semaine des journées de la culture, le chef du Bloc québécois en a profité pour annoncer qu’il travaillerait pour que l’achat de livres soit exempté de la taxe sur les produits et services (TPS), soit 5 % du prix de vente. De grâce, c’est élémentaire, a-t-il lancé.

Il faut soutenir cette industrie, qu’il s’agisse de livres imprimés ou de formats numériques, a soutenu M. Blanchet.

Le Bloc québécois entend aussi demander à Ottawa d’offrir aux libraires des tarifs postaux réduits, comme c’est actuellement le cas pour les périodiques, peut-on lire dans sa plateforme électorale.

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