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Jagmeet Singh souhaite réellement la destitution de Donald Trump

Le chef du NPD ne blaguait pas lorsqu’il a évoqué la mise en accusation du président américain.

Jagmeet Singh est au beau milieu d'une foule et s'adresse au micro lors d'un rassemblement.

Jagmeet Singh est le seul chef d’un grand parti canadien à souhaiter ouvertement la destitution du président des États-Unis, Donald Trump.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Jérôme Labbé

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la position du leader néo-démocrate quant à la destitution de Donald Trump évolue rapidement. Moins de 24 heures après avoir souhaité la destitution du président américain, Jagmeet Singh a précisé qu'il ne plaisantait pas.

Questionné sur le sujet mercredi après une rencontre avec le maire de Vancouver, M. Singh avait répondu que ce serait « aux membres du Congrès de trancher », ajoutant néanmoins qu’il y avait plusieurs exemples de preuves pour aller de l’avant avec cette procédure.

Puis, jeudi, le député sortant de Burnaby-Sud a été applaudi par ses partisans lors d’une assemblée publique à Nanaimo, pour avoir évoqué la destitution possible du président américain.

Quelle est la première chose que vous diriez à Donald Trump si vous deveniez premier ministre?, lui a demandé une journaliste de CBC. Le chef du NPD a alors répondu : J’espère qu’il sera destitué avant que je puisse lui parler, générant des applaudissements enthousiastes de la part de la centaine de partisans qui s’étaient déplacés pour l’entendre.

Avant de poursuivre, M. Singh avait toutefois précisé que ses propos ne devaient pas être interprétés de manière littérale. « I say that a little tongue-in-cheek », avait-il déclaré en anglais, une expression qui pourrait être traduite par : Je plaisante ou Je ne dis pas vraiment cela sérieusement.

Interrogé à nouveau sur le sujet vendredi soir, le leader néo-démocrate s’est ravisé. Je ne blaguais pas, a-t-il répondu, provoquant encore une fois les acclamations de la foule présente au Victoria Conference Center.

Notre dossier Élections Canada 2019

Je pense que les Canadiens ont besoin de quelqu'un qui peut lutter pour défendre leurs intérêts, a ajouté M. Singh samedi matin, lors d'un point de presse organisé sur le traversier qui relie Victoria à Vancouver.

Le chef du NPD reproche notamment à son adversaire libéral, Justin Trudeau, de ne pas avoir eu le cran de tenir tête au locataire de la Maison-Blanche lors de la négociation de l'Accord Canada-États-Unis-Mexique et d'avoir cédé face à un Donald Trump intimidateur.

Les Canadiens s'attendent à ce que leur premier ministre se tienne debout.

Jagmeet Singh, chef du NPD

Jagmeet Singh devient ainsi le premier chef d’un grand parti canadien à souhaiter ouvertement la destitution du président des États-Unis, lancée mardi par les membres du Congrès américain.

Le chef du NPD reproche à Donald Trump d’attiser la haine et de créer de la division, a-t-il expliqué jeudi, invoquant par exemple les conditions de détention des migrants aux États-Unis.

Donald Trump est accusé d’avoir mis de la pression sur son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky afin que ce dernier enquête sur Hunter Biden, le fils de Joe Biden, ex-vice-président sous Barack Obama et l'un des candidats à l’investiture démocrate en vue de l’élection présidentielle de 2020.

L'émissaire des États-Unis pour l'Ukraine, Kurt Volker, a d’ailleurs démissionné vendredi après avoir été convoqué par le Congrès dans le cadre de l'enquête, a indiqué un responsable.

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