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Des centaines de milliers de manifestants pour le climat à Vancouver

Une foule de personnes munies de pancartes écoute le discours des organisateurs de la marche.

Des milliers de manifestants sont réunis au centre-ville de Vancouver. Les organisateurs demandent aux jeunes qui ont l'âge légal de le faire d'aller voter.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Bélanger

Marc-Antoine Bélanger

Des centaines de milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Vancouver et de Victoria à l'occasion de la marche mondiale pour le climat. À Vancouver, ils se sont rassemblés devant l'hôtel de ville avant de traverser le pont Cambie pour terminer leur marche près de la bibliothèque municipale, au centre-ville.

Les organisateurs estiment que 200 000 manifestants ont pris part à la marche à Vancouver. Le Service de police de Vancouver évalue plutôt ce nombre à 100 000. Avant le début de la marche, les organisateurs de Vancouver attendaient 15 000 manifestants.

Les jeunes sont arrivés en groupe à l'hôtel de ville de Vancouver. Ils sont venus des écoles de la région. À quelques minutes du début de la marche, certains préparaient encore des pancartes. Avant le départ de la marche, ils ont chanté « Qu’est-ce qu’on veut? Du changement! Quand? Maintenant! », s’adressant ainsi aux décideurs.

Des centaines d'étudiants de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) se sont aussi donné rendez-vous sur le campus vers 11 h avant d’amorcer leur marche pour se joindre aux manifestants devant l'hôtel de ville.

Cinq jeunes tiennent une banderole sur laquelle il est écrit, en anglais : « Organisons-nous, faisons la grève, votons  ».

« Organisons-nous, faisons la grève, votons  » : des centaines d'étudiants de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) se sont donné rendez-vous sur le campus universitaire, avant de se mettre en marche vers l'hôtel de ville.

Photo : Claudio Vellutini

Une foule brandissant des pancartes se déplace sur la rue.

Des milliers de manifestants marchent sur la rue Cambie pour appeler à la protection du climat.

Photo : Radio-Canada / Alex Lamic

Les marcheurs ont ensuite traversé le pont Cambie pour ensuite occuper plusieurs rues du centre-ville de Vancouver vers 15 h, heure du Pacifique.

Les manifestants marchent sur le pont Cambie en direction du centre-ville.

Les manifestants en faveur de la protection de l'environnement ont traversé le pont Cambie pour se rendre à la destination finale de la manifestation, la bibliothèque municipale du centre-ville.

Photo : Radio-Canada / Alex Lamic

Parmi la foule, des jeunes en grande majorité, mais aussi des adultes, dont des parents et des enseignants, ont joint leurs voix à celles de la jeune génération.

Anne-Marie Bélanger, enseignante à l’école élémentaire Strathcona, a expliqué que l’expérience de la manifestation fait partie du programme éducatif de sa classe.

« Ça fait plusieurs semaines qu’on regarde des articles, qu’on lit à propos du climat. Les enfants sont déjà très engagés dans leur vie personnelle. Puis on a décidé que c’était une occasion en or de pouvoir tous y aller ensemble, d’aller ajouter nos voix au reste de la ville », a-t-elle raconté.

Maya Tarassoff a marché avec sa fille de 7 ans. « Je pense que c’est très important, c’est la nouvelle génération et il faut qu’ils participent à ce genre d’actions pour comprendre ce qui se passe. »

Une dizaine de jeunes avec leurs affiches sur lesquelles on peut lire des slogans et contempler des dessins.

Les jeunes ont scandé des slogans et brandi des affiches pour appeler les gouvernements à passer à l'action en matière environnementale.

Photo : Radio-Canada / Alex Lamic

Pour Asha Townsend, élève âgé de 15 ans, c’est une question d’influencer les adultes et de revendiquer à défaut de voter. « Nous sommes la prochaine génération à voter. On a donc besoin de passer à l’action maintenant étant donné qu’on ne peut présentement pas voter.

Pour sa part, Maya Chaynika, élève à l’école secondaire McMath à Richmond, remercie ses parents de la soutenir. « Mes parents m’écoutent et m’encouragent. Je pense que c’est très important pour les adultes, en particulier les parents, d’avoir un esprit ouvert et d’écouter leurs enfants », a-t-elle dit, reconnaissante.

Victoria au rendez-vous

Le mouvement s'est étendu à Victoria, où un rassemblement en majorité de jeunes s'est déroulé devant l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique. La pelouse de l’Assemblée était couverte de manifestants pour le climat. Ils ont ensuite marché vers l’intersection des rues Douglas et Fort, au centre-ville de Victoria.

Le corps professoral du département de français, qui a fermé ses portes pour une partie de l’après-midi, s'est réuni pour l’occasion.

Trois adultes posent devant une foule de manifestants.

Des employés du département de français de l'Université de Victoria espèrent que le mouvement pour le climat continuera jusqu'à ce que les jeunes soient entendus.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

« Pour moi, c’est quasiment une évidence de venir participer à ce grand rassemblement pour une cause juste à laquelle les politiciens sont sourds depuis trois décennies, ce qui est proprement scandaleux. J’espère que ce mouvement se renouvellera jusqu’à ce que quelque chose se passe », a dit Marc Lapprand, professeur au département de français de l’Université de Victoria.

Catherine Caws, directrice du département de français de l'Université de Victoria, explique pourquoi elle manifeste : « Parce que c’est sans doute le sujet le plus important en ce moment. J’ai des enfants, et je suis consciente des gros problèmes climatiques. »

La province justifie ses actions

Dans une déclaration écrite, le ministre provincial de l’Environnement et de la Stratégie pour les changements climatiques, George Heyman, a rappelé que son gouvernement a créé le programme CleanBC afin de réduire la pollution et de répondre aux inquiétudes de la population.

Il déclare notamment que ce programme soutiendra la transition vers un avenir « propre, efficace sur le plan énergétique et carboneutre, et ce, dans les secteurs du transport, du bâtiment et du développement industriel ».

Hypocrisie politique

Andrew Weaver, chef du Parti vert de la Colombie-Britannique, n’a pas ménagé ses adversaires politiques sur la scène fédérale. Traitant les politiciens d’hypocrites, il leur a demandé de cesser le spectacle pour se pencher sur des actions réelles.

Questionné sur la présence du chef néo-démocrate Jagmeet Singh, à la marche pour le climat à Victoria, Andrew Weaver a répondu qu’il le considérait comme un « hypocrite ».

« Il y a deux ou trois mois, il faisait une tournée électorale pour le gaz naturel liquéfié en Colombie-Britannique, a dit le chef des verts, et maintenant, nous le voyons parler d’éliminer les subventions pour les entreprises du secteur pétrolier et gazier dès le premier jour de son élection. [...] Où était-il quand les verts provinciaux et fédéraux mènent ce combat depuis plusieurs années? », a-t-il lancé.

Avec les informations de Timothé Matte-Bergeron, Adrien Blanc et Kim Vermette

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