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Garneau ferme sa division textile, 46 emplois perdus à Québec

Louis Garneau accorde une entrevue à Radio-Canada au magasin de son entreprise à Saint-Augustin-de-Desmaures. On aperçoit des vêtements de sport et des vélos à l’arrière-plan.

Louis Garneau, président et fondateur de l’entreprise Louis Garneau Sports

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Louis Garneau Sports fermera son usine de production de textile située à Saint-Augustin-de-Desmaures et annonce la suppression de 46 emplois. L'entreprise évoque la pénurie de main-d'oeuvre.

Après 36 ans d'activité, la décision de fermer la production de vêtements a été difficile à prendre, selon Louis Garneau, président et fondateur de Louis Garneau Sports.

On a pris le temps de bien regarder toutes les options, mais malgré tous nos efforts, il a fallu se rendre à l’évidence. Nous sommes malheureusement confrontés à la fin d’un modèle d’affaires dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre grandissant, a indiqué M. Garneau dans un communiqué.

L'entreprise conserve toutefois son siège social à Saint-Augustin-de-Desmaures. Louis Garneau précise vouloir se concentrer sur son nouveau modèle d'affaires qui mise sur la commercialisation, le marketing digital et la distribution.

Par courriel, un porte-parole de l'entreprise précise que la production de l’usine de Saint-Augustin-de-Desmaures sera répartie entre les 72 sous-traitants de Louis Garneau à travers le monde ainsi que son usine au Mexique.

Selon l'entreprise, les employés recevront un soutien dans leur recherche d'un nouvel emploi.

Sous le choc

Le syndicat des employés indique que les travailleurs remerciés, en très grande majorité des femmes, ont appris la nouvelle vendredi matin. Ils sont sous le choc.

On a dit à des gens qui avaient jusqu'à une trentaine d'années d'ancienneté qu'à partir de ce matin, c'était terminé, déplore Gaétan Desnoyers, délégué syndical.

Les employés ont vidé leur casier vendredi matin. Gaétan Desnoyers ajoute que le syndicat a été avisé 10 minutes avant l'annonce aux employés. Une lettre de licenciement collectif a également été envoyée au gouvernement vendredi.

Pour eux, c'est un choc, un découragement, des pleurs. On ne s'habitue pas à ça.

Gaétan Desnoyers, délégué syndical à la Fédération indépendante des syndicats autonomes

Une explication facile

Le manque de main-d'oeuvre est une explication facile pour justifier les mises à pied, souligne le syndicat. Les faibles salaires justifient en partie cette pénurie.

On le sait qu'il y a une pénurie d'emplois, mais à un moment donné, les employeurs vont devoir se rendre compte qu'ils vont devoir payer leurs employés un peu plus cher. Les gens étaient payés entre 13 $ et 18 $. Payez votre monde, et les gens vont venir travailler, ajoute M. Desnoyers.

Ils vont la faire quelque part la production. Ils vont continuer de faire des manteaux, mais où , se questionne-t-il.

Des propositions seront faites par l'employeur pour indemniser les travailleurs mis à pied. Des discussions doivent avoir lieu lundi.

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