•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manque de foin : les agriculteurs du Manitoba demandent l’aide de la province

Des vaches à l'étable.

Seize municipalités ont déjà déclaré un état de catastrophe agricole.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les agriculteurs et les éleveurs de bovins du Manitoba demandent au premier ministre, Brian Pallister, et au ministre de l’Agriculture, Ralph Eichler, de leur venir en aide afin qu’ils puissent faire face au ralentissement de la production de foin causé par la sécheresse.

Le temps presse, a déclaré Arnthor Jonasson, préfet de la municipalité rurale de West Interlake, sur les ondes de CBC.

Les municipalités manitobaines d’Entre-les-Lacs et de Parkland souhaitent avoir une réunion avec le premier ministre.

Je ne pense pas que nous pourrons éviter une baisse du nombre de vaches [que les producteurs vendent] mais si la province nous disait qu'elle avait bon espoir que la situation se règle, il y aurait peut-être des gens qui essaieraient de tenir le coup , dit M. Jonasson.

Seize municipalités ont déclaré un état de catastrophe agricole. Les municipalités de Gilbert Plains, de Glenella-Lansdowne, de Rosedale et de Saint-Laurent ont récemment rejoint les 12 municipalités rurales qui étaient déjà sur la liste.

Selon Louis Alain, directeur général du Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba, il s’agit d’une crise inédite qui aura des conséquences importantes sur le prix de la viande, les emplois et bien d'autres.

Avant, on achetait une balle de foin de 1200 livres à 40 ou 50 $ et cet été, c’était rendu à 150 $, dit-il. Lorsque les coûts des intrants augmentent de cette manière, vous pouvez imaginer le reste.

Il ajoute que, pour s’en sortir, les éleveurs sont obligés de se tourner vers les méthodes diététiques alternatives. Ils utilisent la paille pour avoir la fibre et de la mélasse ou du riz pour les besoins en protéines.

M. Jonasson explique que, en raison de la sécheresse, le fourrage disponible est insuffisant pour l’entretien des bêtes. Les producteurs sont donc obligés d’acheter du foin trop cher ou, dans des cas extrêmes, d’essayer de vendre leur bétail.

J’ai vu des troupeaux mis en vente, et personne ne veut en acheter pour le moment, car il n’y a pas de fourrage dans la région, ajoute-t-il.

Henry Rosing, un producteur de bétail dans la région du lac Francis, décrit la sécheresse comme un autre coup dur pour l’industrie de l’élevage bovin local, après de nombreuses inondations qui ont anéanti les pâturages, précédées par la crise de l’encéphalopathie spongiforme bovine.

Il affirme que, cette année, son rendement en foin représentait 30 % du volume moyen.

Cet été, le gouvernement provincial a autorisé temporairement les producteurs à couper du foin et à faire paître leurs animaux sur des terres de la Couronne non autorisées à des fins agricoles, et a versé de nouveaux fonds pour l’accès à l’eau.

Le ministre de l’Agriculture envisage une aide supplémentaire pour les producteurs en difficulté.

Selon Ralph Eichler, il existe un certain nombre de ressources disponibles pour aider les producteurs à gérer les problèmes de pénurie d’aliments, et la province étudie actuellement des options pour élargir et améliorer ces appuis.

Précipitations tardives

M. Rosing qualifie les récentes précipitations tombées sur la province de trop tardives. En cette période de l’année, nous ne pouvons plus nous attendre à une croissance importante du fourrage, dit-il. Cela aidera un peu à garder le bétail dans les pâturages un peu plus longtemps, mais cela ne réglera pas vraiment le problème de pénurie d’alimentation pour l’hiver.

C'est pourquoi il espère que la province apportera plus d'aide aux agriculteurs.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Manitoba

Agriculture