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Foyers de soins : le syndicat dénonce la dernière offre de Fredericton

Les représentants du Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick jugent que l'offre du gouvernement est inacceptable.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Radio-Canada

Le syndicat qui représente les employés de 46 foyers de soins au Nouveau-Brunswick estime que la nouvelle offre de l’employeur est loin de répondre aux besoins.

Le premier ministre Blaine Higgs avait indiqué plus tôt cette semaine qu’une nouvelle offre allait être présentée au syndicat, en précisant que ce dernier ne devait pas s’attendre à une forte hausse salariale.

On a regardé l’offre hier soir. M. Higgs avait raison, on n’est pas d’accord avec sa dernière offre, affirme le vice-président du Conseil des syndicats des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, Roland Cormier.

Les représentants syndicaux ont donné une conférence de presse, vendredi matin, à Fredericton. Ils ont dénoncé l'offre, mais ils ont dit être prêts à la soumettre aux travailleurs syndiqués.

Selon les représentants syndicaux, les hausses salariales proposées par Fredericton sont les suivantes : 1 % pour la première année du contrat, 1,25 % pour la deuxième année, 1,5 % pour la troisième année et 1,75 % pour la quatrième. Le gouvernement veut aussi retrancher deux jours au nombre de congés de maladie dont disposent les employés. On passerait de 18 à 16 jours, selon le syndicat.

Pour payer l’augmentation salariale, il vient dans la banque des congés de maladie et il déduit de 18 à 16 journées de maladie. Plus ou moins, il dit que l’offre est plus généreuse, mais il demande aux employés de payer pour leur propre augmentation salariale, déplore Roland Cormier.

Les travailleurs des foyers de soins espèrent principalement obtenir de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail. Le syndicat réclame une hausse de 3 % par année pendant quatre ans, soit 12 % au total. Aussi, on veut une prime de recrutement et de rétention, ajoute Roland Cormier. Le montant de cette prime peut faire l'objet de négociations, dit-il. Toutes ces mesures aideraient les foyers à recruter plus de préposés aux soins et à les employer plus longtemps, estime M. Cormier.

Le premier ministre Blaine Higgs juge pour sa part que l’offre présentée est améliorée et équitable, à la fois pour les travailleurs des foyers de soins et pour les contribuables.

Si le gouvernement donne à tous les employés de la fonction publique l’augmentation que le syndicat réclame pour les foyers de soins, cela coûterait plus de 300 millions de dollars par année aux contribuables, estime Blaine Higgs, et le gouvernement devrait augmenter les taxes et les impôts, ajoute-t-il.

Des travailleurs ont commencé à nous dire qu’ils sont frustrés et qu’ils veulent passer à autre chose. Ils veulent que ce dossier soit réglé, souligne Blaine Higgs en conférence de presse. C’est pourquoi nous avons demandé à la Commission du travail et de l’emploi du Nouveau-Brunswick de permettre aux travailleurs des foyers de soins de voter directement sur notre offre finale, qui est aussi notre meilleure offre.

Blaine Higgs donne une conférence de presse.

Le premier ministre progressiste-conservateur Blaine Higgs estime que les demandes du syndicat coûteraient trop cher aux contribuables.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

La Commission du travail et de l’emploi, indique le gouvernement, coordonnera le lieu, la date et l’heure de chaque vote, la divulgation des détails de l’offre à chaque employé ainsi que le déroulement du scrutin secret et la compilation des résultats.

Le conflit entre les employés syndiqués de 46 foyers de soins du Nouveau-Brunswick et le gouvernement dure depuis des mois. La Cour d’appel se penchera le 29 octobre sur une cause liée au droit de grève de ces syndiqués. Entre-temps, leur droit de grève est suspendu.

Avec des renseignements de Michel Corriveau

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