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Le lock-out à Bathurst est terminé

Des employés marchent sur le trottoir près de l'hôtel de ville en portant des pancartes syndicales.

Les employés administratifs de la Ville de Bathurst mis en lock-out le 25 juillet pourront reprendre le travail lundi, selon le maire.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Pierre-Philippe LeBlanc

La Ville de Bathurst et ses employés syndiqués en conflit de travail depuis deux mois se sont entendus, jeudi en fin de journée, annoncent les deux parties.

La question du salaire était la dernière qu’il restait à régler, indique le président de la section 1282 du Syndicat canadien de la fonction publique, Guy DeSilva.

Ils ont placé une offre de 1,6 % pour cinq ans, ce qui donne 8 % au total. On a pris un vote et ç’a été accepté par la majorité, dit-il.

La dernière entente collective entre les deux parties était échue au 31 décembre 2016. La Ville de Bathurst a imposé un lock-out à 22 employés administratifs le 25 juillet, après 20 mois de négociations.

Guy DeSilva en entrevue sur le trottoir devant la vitrine d'un local tapissée d'affiches.

Guy DeSilva, du Syndicat canadien de la fonction publique.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

C’est certain qu’on a eu un peu moins que ce qu’on demandait. Les membres sont satisfaits avec l’offre. On voulait à peu près le coût de la vie. On a eu un peu moins que ça. On a fait des gains aussi dans d’autres places dans le contrat monétairement, explique M. DeSilva.

On est contents que c’est terminé et on a hâte de retourner au travail.

Guy DeSilva, président de la section 1282 du Syndicat canadien de la fonction publique

Le maire de Bathurst, Paolo Fongemie, se réjouit aussi.

Nous sommes contents de voir ce dossier résolu et que ces employés puissent réintégrer leurs postes tôt la semaine prochaine, dit-il par voie de communiqué.

Le maire Fongemie a confirmé vendredi que le retour au travail se fera lundi.

Les employés qui étaient en lock-out sont généralement soulagés de reprendre le travail, croit le représentant syndical Guy DeSilva. Mais, preuve que le conflit laisse des marques, le message n'est pas le même des deux côtés à l'approche de la reprise des activités.

Je pense que l'employeur a du travail à faire pour améliorer les relations avec les employés de notre section locale. Il y en a qui sentent qu'on n'a pas été respectés durant le lock-out et durant les négociations, admet M. DeSilva.

Le maire de Bathurst, Paolo Fongemie.

Le maire de Bathurst, Paolo Fongemie.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Le maire Fongemie ne semble pas s'en inquiéter outre mesure. J'imagine qu'il va y avoir une certaine gêne ou crainte, qui va peut-être être mutuelle lundi matin la première heure, observe-t-il. Mais après ça, le travail va rentrer... On oeuvre pour nos citoyens.

Il va falloir s'assoir avec l'employeur, notre équipe de négociation, et avec le médiateur, puis on va passer au travers des détails pour le retour au travail, avertit cependant M. DeSilva.

Avec les renseignements de Serge Bouchard

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Nouveau-Brunswick

Relations de travail