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Déficit anticipé de 3 M$ au CISSS de la Gaspésie

L'hôpital de Maria, dans la Baie-des-Chaleurs.

L'hôpital de Maria, dans la Baie-des-Chaleurs

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie se dirige vers un déficit de 3 millions de dollars d’ici la fin de l’exercice financier 2019-2020.

Le CISSS prévoit engager des dépenses de 354 millions de dollars, mais prévoit ne disposer que de 351 millions de dollars de revenus.

Si la pénurie de personnel frappe le CISSS comme beaucoup d’autres employeurs du Québec, l’organisme doit aussi composer avec les départs à la retraite et de nombreuses absences pour maladie.

« On a plus de personnes qui partent à la retraite présentement que de personnes que nous sommes capables de recruter.  »

— Une citation de  Chantal Duguay, présidente et directrice générale du CISSS de la Gaspésie.

Ce déficit anticipé serait en effet principalement attribuable aux coûts de la main-d’œuvre, soit l’assurance-salaire et les heures supplémentaires obligatoires.

Une facture de médicaments en hausse de 100 000 $ ainsi qu’une augmentation de 100 000 $ du coût des fournitures médicales contribueraient aussi à la dette prévue jusqu’à maintenant par le CISSS.

L’organisme prévoit qu’il ne parviendra pas à boucler son budget même s’il a reçu 18,5 millions de dollars supplémentaires. Cet argent est destiné à des programmes spécifiques et ne peut pas servir à payer les coûts de main-d’œuvre ou à éponger des déficits.

Équilibre budgétaire recherché

En vertu de la Loi sur l'équilibre budgétaire du réseau public du ministère de la Santé et des Services sociaux, les établissements publics ne doivent pas engendrer de déficit en fin d'exercice.

La PDG souligne que le CISSS travaille à retrouver l’équilibre budgétaire, mais c’est un travail de longue haleine, admet Mme Duguay. Il y a beaucoup de travail qui se fait à l’interne, de développer des nouvelles interventions, des plans d’action, embaucher des gens pour diminuer les absences maladies, comment mieux soutenir notre monde, comment travailler en prévention de manière plus importante, il y a beaucoup d’actions qui sont faites, mais les résultats ne seront pas au rendez-vous à court terme, mais on croit qu’à moyen terme, on peut y arriver.

Chantal Duguay, présidente-directrice générale, CISSS de la Gaspésie.

Chantal Duguay, présidente-directrice générale, CISSS de la Gaspésie

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Deschenes

Chantal Duguay explique que le CISSS entend aussi revoir sa prestation de service pour y intégrer de nouvelles pratiques. Notre offre de travail dite traditionnelle tient de moins en moins la route, donc il faut la regarder aussi avec les nouvelles technologies.

Par ailleurs, la PDG du CISSS ne croit pas que ce déficit anticipé découle nécessairement de la fusion des établissements.

Peut-être, admet Chantal Duguay, que la gestion de proximité n’est pas assez importante et que cela a un impact sur les absences pour maladie. Toutefois, elle fait valoir que la pénurie de main-d’œuvre, la hausse du coût des médicaments ou des fournitures médicales auraient touché les établissements de santé avec ou sans fusion.

Avec la collaboration d'Isabelle Larose

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