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Grève pour le climat : des milliers de citoyens prennent la rue en Atlantique

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Des manifestants à perte de vue

Des milliers de personnes à Moncton marchent pour la sauvegarde de l'environnement.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des milliers de résidents de l’Atlantique marchent, vendredi, dans le cadre de la semaine mondiale pour le climat.

Une vingtaine de marches sont organisées dans des villes aux quatre coins des provinces atlantiques, dont Moncton, Halifax, Charlottetown, Saint-Jean à Terre-Neuve, Bathurst et Pokemouche.

L’association étudiante Symbiose, de l’Université de Moncton, prévoyait une forte mobilisation.

Antoine Zboralski, président de Symbiose, espérait au moins un millier de personnes, ce qui à son avis constituerait une mobilisation historique pour Moncton. Ce sont environ 2000 personnes qui ont participé, selon les estimations de M. Zbolarski en fin de journée.

Des manifestants avec leurs pancartes en carton

Quelque 2000 personnes ont participé à la marche pour le climat à Moncton, Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Nicholas Steinbach

C'est mon futur à moi, c'est le futur de mes amis, lançait Natasha, 14 ans, une participante rencontrée dans la foule à Moncton.

Une autre manifestante, Hélène Lapointe, dit attendre depuis une trentaine d'années que des gens de sa génération se conscientisent à la fragilité de l'environnement. On a plus de poids ensemble, affirme-t-elle.

Une femme avec une affiche sur laquelle est écrit : « On attend quoi au juste? »Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marche pour le climat à Moncton le 27 septembre 2019.

Photo : Radio-Canada

Je sais pas qu'est-ce qu'on attend pour embarquer dans le train. Le train, on est rendu au dernier wagon, puis si on saute pas dans celui-ça, on le manque, dit Mme Lapointe.

Rebecca McCabe, barista à Moncton, soulignait que les commerçants constatent déjà l'effet qu'ont sur le prix du café les catastrophes climatiques dans les pays où il est cultivé. Le chocolat, c'est la seconde chose, prévenait-elle.

Plus de 1000 personnes ont marché à Edmundston. Le signal de départ avait été donné à 11 h à l’École secondaire la Cité-des-Jeunes.

Les gens marchent en occupant les deux voies d'une route.

Plus de 1000 personnes ont participé à la marche à Edmundston.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

À Fredericton, des élèves de l'École Saint-Anne ont décidé d'organiser une marche. Environ 750 élèves et membres du personnel ont pris part à l'événement qui a débuté à 13 h devant l'Assemblée législative. Vendredi dernier, des centaines de jeunes se sont mobilisés lors d'une grève mondiale pour le climat dans la capitale néo-brunswickoise.

Cette fois, on voulait une mobilisation francophone pour l'environnement, une première dans la ville.

C'est un événement important. Je pense que la mobilisation va contribuer à la construction identitaire des jeunes. [...] Certains ne comprennent peut-être pas l'immensité de la situation actuelle, mais la journée va aider à éveiller un sentiment pro-environnement, soutient Pascal Morimanno, élève de 12e année de l'École Sainte-Anne et organisateur de la marche.

La Péninsule acadienne attendait de 300 à 500 personnes pour sa marche, dont le coup d’envoi a été donné à 16 h 30 à Pokemouche. Les candidats aux élections fédérales Serge Cormier, Daniel Thériault et Marine Savoie ont manifesté leur intérêt à participer à l'événement.

Une femme dans une manifestation exhibe une pancarte.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marche pour le climat à Halifax en Nouvelle-Écosse le 27 septembre 2019.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

À Halifax, ce sont plus de 10 000 marcheurs qui ont pris d'assaut les rues de la capitale de la Nouvelle-Écosse. La constable Amy Edwards, de la Police régionale d'Halifax, estimait qu'il s'agissait d'une des plus grandes manifestations des dernières années dans la ville.

L'urgence climatique est réelle. La seule façon que le gouvernement arrive à comprendre, c'est quand on se rassemble en masse, disait un participant à la marche, Andre Miuse, venu de Mahone Bay avec sa famille. C'est important de rassembler tous ensemble pour envoyer un signal au gouvernement, clair, que ça suffit, et que le moment est venu de prendre des mesures sérieuses.

Des manifestants revendiquaient la réduction de la dépendance au charbon du distributeur d'électricité provincial, Nova Scotia Power. C'est pourquoi le siège social d'Emera, à qui appartient Nova Scotia Power, faisait partie de la trajectoire de la marche.

À cet endroit, près du front de mer d'Halifax, des participants se sont étendus sur la chaussée pour faire un « die-in ».

Des gens étendus sur la chaussée pour un « die-in ».Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Plusieurs manifestants font un « die-in » durant la marche pour le climat à Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 27 septembre 2019.

Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese

Le maire d'Halifax, Mike Savage, n'a pas participé à la marche, mais il a en après-midi lancé sur Twitter un message aux participants attendus à Grand Parade, la place publique devant l'hôtel de ville. « À Grand Parade, une mer de gens, un concert de voix. Vous êtes tous bienvenus ici pour nous mettre au défi de faire mieux », a-t-il écrit.

Groupe de gens défilant en brandissant des affiches.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marche pour le climat à Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 27 septembre 2019.

Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese

Les Terre-Neuviens se mobilisaient également, vendredi. Des centaines de jeunes citoyens se sont rassemblés devant l'Université Memorial afin de lancer une marche pour le climat.

foule à l'extérieur lors d'une manifestation pour le climatAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marche pour le climat du vendredi 27 septembre 2019 à Saint-Jean, Terre-Neuve.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Par ailleurs, la mobilisation a eu des échos sur le web qui se sont répercutés jusqu'à Greta Thunberg, la jeune Suédoise devenue l'emblème de la mobilisation sur les changements climatiques.

Cours maintenus, commerces fermés

L’Université Dalhousie à Halifax et l'Université de Moncton ont maintenu vendredi leurs activités régulières, mais autorisaient les étudiants à s’absenter de leurs cours. Le campus de Shippagan de l’Université de Moncton a autorisé ses employés à partir­ du travail plus tôt.

Plusieurs classes des écoles du Nouveau-Brunswick participaient à la marche. En Nouvelle-Écosse, le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) a demandé aux enseignants de ne pas organiser d'examens ; la politique sur l’assiduité demeurait toutefois en vigueur.

Certains commerces ont modifié leurs heures d’ouverture afin de permettre à leurs employés de prendre part à la marche. C’était notamment le cas à Moncton du restaurant Calactus et du café C’est La Vie. Dans la Péninsule acadienne, la Librairie Pélagie fermait ses portes plus tôt et le Cielo Glamping était fermé.

Avec les renseignements de Kassandra Nadeau, Wildinette Paul et Patrick Butler

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