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Briser les barrières en tant que pompière

Une femme sourit avec un tuyau d'arrosage devant un camion de pompier.

Marie-Josée Boucher forme Jerry Ferguson, un nouvel arrivant de l'Afrique de l'Ouest, qui souhaite s'enrôler comme pompier volontaire.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Radio-Canada

Après avoir passé 34 ans au service du département des pompiers de Hearst, Marie-Josée Boucher vient d'être nommée capitaine. Pompière et aussi officière d'entraînement, la Franco-Ontarienne compte aussi trois autres femmes dans son équipe.

C’est une femme qui est là depuis longtemps dans un domaine presque majoritairement masculin, observe une ancienne pompière de 30 ans, Marie-Josée Veilleux, qui s'est enrôlée à ses côtés de 2015 à 2017.

Elle apporte de la connaissance, aussi un côté plus féminin, les enfants sont plus souvent portés à courir vers une madame qu’un grand et gros monsieur.

Marie-Josée Veilleux, pompière à Hearst entre 2015 et 2017
Une jeune fille découvre pour la première une pompière

Marie-Josée Veilleux ( en rose) se souvient d'avoir eu la piqûre du métier de pompier en rencontrant Marie-Josée Boucher et son chien au début des années 1990.

Photo : Marie-Josée Boucher

La nouvelle capitaine de la caserne à Hearst se souvient qu’à ses débuts en 1985, il n’y avait aucune femme pompière à Hearst ni dans aucun département du service d'incendies, se souvient-elle.

Dans ce temps-là, le chef de l’époque avait un peu d'hésitation. Il m'avait demandé si j'étais certaine de faire ça, parce que dans ce temps-là il n'y avait aucune femme. Il m'avait demandé comment j'allais faire quand j'irais au feu avec mes grandes jupes longues. J'ai pris la jupe, je l'ai relevée, j'ai dit "il y a pas de problème, ça fera comme des culottes" [...]. Après ça, il me dit et là tes ongles, [...] ton maquillage. Là, je l’ai regardé en lui disant : "voyons"!

Le chef lui a accordé un essai d'un an. Elle fait toujours ce métier 34 ans plus tard.

Trois femmes posent devant un camion du service d'incendie de Hearst.

Une partie de la cohorte 2019 des pompières de Hearst : Natasha Bosnick, Sophie Nolet et Marie-Josée Boucher

Photo : Service d'incendie de Hearst

J’ai encore des barrières à ce jour, c’est encore vu comme un métier d’homme. […] Faut donner notre 120 % tous les jours pour être capable de leur prouver que nous les femmes sommes capables de faire ce métier.

Marie-Josée Boucher, capitaine du service des incendies de Hearst

Une pompière et son chien dalmatien

Au début des années 1990, Marie-Josée Boucher et son chien dalmatien Tatchi faisaient de la prévention dans les écoles de la région.

Elle apprenait aux enfants les mesures de sécurité à prendre en cas d'incendie, soit de s'arrêter, se coucher par terre, couvrir son visage et de se rouler par terre. Le chef se servait aussi du chien pour expliquer comment réagir lorsqu'une personne est en feu à côté de soi.

Le chef lançait son manteau sur Tatchi et mon dalmatien faisait chacune des étapes. Les enfants étaient morts de rire , se remémore Marie-Josée qui a vu son chien mourir lorsqu'il avait 4 ans en 1994 dû à une maladie dégénérative.

Une pompière tient son chien dalmatien.

Une photo d'archives de Marie-Josée Boucher et de son chien dalmatien Tatchi.

Photo : Collection Marie-Josée Boucher

Le dalmatien a d'ailleurs tellement marqué les esprits que dans les rues de Hearst, les gens demandent encore à Marie-Josée Boucher de ses nouvelles. Les gens se souviennent toujours de mon chien. Encore hier quelqu'un m'a demandé comment mon chien allait.

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