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Justin Trudeau tend la main aux Autochtones en matière de santé et d'infrastructure

Justin Trudeau.

Le chef libéral Justin Trudeau évoque de nouvelles mesures de codéveloppement avec les Premières Nations lors d'un rassemblement partisan en Ontario.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

Lors d'une assemblée partisane à Thunder Bay, en Ontario, le chef du Parti libéral a évoqué de nouvelles mesures « fondées sur les distinctions », mercredi soir, pour réduire l’écart persistant entre les conditions de vie des Premières Nations et celles du reste de la population canadienne.

S'il est reporté au pouvoir, Justin Trudeau s’engage à codévelopper, en partenariat avec les Autochtones, des mesures législatives spécifiques en matière de santé pour les Premières Nations ainsi que de meilleures infrastructures dans les communautés autochtones partout au pays.

Ensemble, nous répondrons aux besoins en infrastructures critiques des communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis au cours des dix prochaines années.

Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada

Cela se traduira par plus de logements, de meilleures routes, un accès à Internet haut débit, de nouveaux centres de traitement et de nouvelles écoles. Parce que c’est ce que signifie choisir d’avancer, a poursuivi le chef libéral, avant d’enchaîner avec la partie en français de son discours.

Justin Trudeau n’a pas donné plus de détails sur ces nouvelles mesures, brièvement évoquées dans son allocution d’une quinzaine de minutes, comme s’il voulait seulement donner le ton à des annonces à venir en matière d’affaires autochtones. Il n’en a pas non plus parlé en français.

Dans leur budget du printemps dernier, les libéraux évoquaient déjà des stratégies fondées sur les distinctions en matière de santé et de logement.

L’emploi d'une approche de codéveloppement semble être la nouveauté annoncée mercredi soir.

Partenariats en langue et en services à l’enfance

Le modèle de codéveloppement n’est toutefois pas une nouveauté mise de l’avant par les libéraux en vue de cette campagne électorale.

Cette approche misant sur des partenaires autochtones a déjà été privilégiée par les libéraux en matière de langue et de services à l’enfance au cours de leur premier mandat.

Une loi pour revitaliser les langues autochtones a été élaborée en collaboration avec les peuples autochtones. Celle-ci est entrée en vigueur en juin dernier.

Le gouvernement du Canada, l’Assemblée des Premières Nations, l’Inuit Tapiriit Kanatami et le Ralliement national des Métis ont aussi collaboré à la mise sur pied du premier cadre d’apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones, qui a cédé le contrôle de la protection de l'enfance aux communautés.

Notre dossier Élections Canada 2019

Priorité à la réconciliation

En 2015, et tout au long de son mandat, Justin Trudeau s’est positionné en grand défenseur des peuples autochtones. Il a misé sur la réconciliation et a exprimé le souhait de rétablir les relations entre Ottawa et les Premières Nations.

Jusqu’à présent, le chef libéral n’avait toutefois pas évoqué de mesures phares pour poursuivre le travail amorcé au cours des quatre dernières années.

La plupart de ses bons coups, notamment la mise sur pied d’une enquête sur les femmes autochtones disparues et assassinées, ont toutefois été assombris par l’achat, et l’expansion, du pipeline Trans Mountain ainsi que le départ de Jody Wilson-Raybould.

La première Autochtone nommée ministre de la Justice dans l’histoire du Canada a démissionné dans la foulée de la controverse SNC-Lavalin.

En outre, les inégalités entre les Autochtones et le reste de la population canadienne perdurent malgré les progrès effectués depuis 2015.

Avant le déclenchement des élections, le chef de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, avait formulé ses demandes dans un document de 16 pages afin de bâtir sur le momentum des dernières années pour combler l’écart entre les membres des Premières Nations et le reste de la population.

Celles-ci comprenaient notamment un accès égal aux soins de santé et une stratégie nationale sur le logement et les infrastructures connexes des Premières Nations.

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