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Une délégation canadienne est à New York pour obtenir un siège au Conseil de sécurité

La table en forme de fer à cheval du conseil de sécurité avec ses membres assis autour d'elle en train de voter sur une motion.

Le Conseil de sécurité des Nations unies est composé de 5 membres permanents et de 10 membres non permanents.

Photo : Associated Press / Bebeto Matthews

La Presse canadienne

Une autre campagne électorale canadienne se déroule cette semaine, mais ce n'est pas au Canada. Elle se déploie plutôt à New York, où une délégation d'ex-premiers ministres canadiens, appuyée notamment de Jean Charest et d'un sénateur possédant une vaste expérience de la diplomatie, promouvra la candidature du Canada à un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.

Le Conseil de sécurité est composé de 5 membres permanents, avec droit de veto, et de 10 membres non permanents, sans droit de veto. Le Canada tente d'obtenir l'un des deux sièges non permanents qui seront vacants dans son « groupe régional » pour un mandat de deux ans à compter de 2021; la Norvège et l'Irlande sont aussi sur les rangs. Le vote aura lieu en juin 2020.

Compte tenu de la campagne électorale en cours au pays, Affaires mondiales Canada a délégué à New York les anciens premiers ministres Jean Chrétien et Joe Clark, en lieu et place du premier ministre sortant Justin Trudeau. Il fallait à tout prix profiter de la rencontre annuelle des leaders mondiaux, cette semaine, à l'occasion du débat général de la 74e session de l'Assemblée générale des Nations unies.

Ces anciens premiers ministres – un libéral, l'autre progressiste-conservateur – font partie d'une délégation conduite par l'actuelle sous-ministre des Affaires étrangères, Marta Morgan.

La délégation est complétée par l'ambassadeur du Canada auprès des Nations unies, Marc-André Blanchard, l'ancien chef libéral fédéral par intérim Bob Rae, qui a aussi été envoyé spécial du Canada au Myanmar, l'ancien premier ministre libéral du Québec Jean Charest et le sénateur indépendant Peter Boehm.

Alors que tout le monde est là-bas, c'est une excellente occasion de faire avancer le dossier, de plaider notre cause. Ce n'est un secret pour personne : ce sera une élection très serrée.

Le sénateur indépendant Peter Boehm
Photo de l'Assemblée générale de l'ONU.

De nombreux analystes estiment que le Canada doit faire face à une rude compétition au sein de son groupe pour obtenir un siège.

Photo : Associated Press / Frank Franklin II

L'échec de 2010

M. Boehm avait pris sa retraite de la fonction publique l'année dernière après avoir été l'organisateur en chef du premier ministre lors du sommet des dirigeants du G7 dans Charlevoix en 2018. Après une longue carrière aux Affaires étrangères, notamment comme ambassadeur et comme sous-ministre à Ottawa, il a été nommé au Sénat comme indépendant par M. Trudeau en octobre dernier.

Peter Boehm était ambassadeur du Canada en Allemagne en 2010 lors de la dernière tentative – infructueuse – du Canada pour obtenir un siège non permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.

L'Allemagne n'avait eu alors, dès le premier tour, aucune difficulté à obtenir l'appui des deux tiers de l'Assemblée générale, nécessaire pour obtenir un siège, mais le Canada s'était fait ravir la deuxième place par un petit pays européen, le Portugal, et s'était finalement retiré du deuxième tour, pour éviter une cuisante défaite.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper avait alors été vivement critiqué pour ce revers, et ce n'est qu'avec l'élection de Justin Trudeau, en 2015, que le Canada a déclaré son intention de revenir à la charge. Le chef conservateur, Andrew Scheer, a déclaré plus tôt cette année au Globe and Mail qu'il n'abandonnerait pas cette campagne s'il était élu.

De nombreux analystes estiment que le Canada doit faire face à une rude compétition au sein de son « Groupe des États d'Europe occidentale et autres », l'un des cinq groupes régionaux de l'ONU qui désignent leurs candidats pour siéger au Conseil de sécurité.

Selon le sénateur Boehm, ce groupe, qui comprend également l'Australie, la Nouvelle-Zélande et Israël, ne s'accorde pas sur une liste commune de candidats, ce qui oblige les pays membres de l'ONU à procéder à un scrutin secret. D'autres, tels que les groupes africains ou latino-américains, s'accordent généralement sur les candidats à nommer, évitant ainsi une élection.

Ce n'est pas un "bon groupe", dans la mesure où il semble toujours y avoir de la concurrence avec un autre pays européen qui entre en piste au dernier moment, explique M. Boehm. On ne sait jamais comment ça va se passer. La compétition est rude.

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