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Moins d’ambulances en service en Gaspésie en raison du manque de main-d’œuvre

Une ambulance.

À plusieurs reprises, le nombre d'ambulances en service est passé de trois à deux dans certains secteurs en Gaspésie.

Photo : Radio-Canada

Isabelle Larose

L'entreprise ambulancière Paraxion a dû réduire à plusieurs reprises le nombre d'ambulances en service en Gaspésie en raison d’un manque de main-d’œuvre.

Les secteurs de Pointe-à-la-Croix/Les Plateaux, Gascons/Grande-Rivière et Bonaventure/Paspébiac ont récemment été touchés par ces réductions de service.

Selon la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec, il est arrivé à une quinzaine de reprises au cours du dernier mois que seulement deux ambulances sur trois étaient en service durant la nuit dans la région Bonaventure-Paspébiac.

Le directeur régional des opérations chez Paraxion, Franckie Lévesque, qualifie la situation de « jamais vue ».

Dans le secteur de Bonaventure/Paspébiac, explique M. Lévesque on a une très grande proportion de notre personnel qui est en arrêt de travail pour différentes raisons. On a peu d’employés à temps partiel.

On a de la misère à suffire à la tâche pour combler les quarts de travail.

Franckie Lévesque, directeur régional des opérations chez Paraxion

La Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec déplore la situation. Cela prive la population d’un véhicule ambulancier sur de grands territoires à couvrir, affirme le vice-président du syndicat, David Gagnon.

Une ambulance vue de derrière.

L'entreprise Paraxion est responsable des services préhospitaliers sur une grande partie du territoire gaspésien.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Des horaires de faction toujours en place

Selon David Gagnon, les difficultés de recrutement sont plus critiques chez Paraxion que dans d’autres entreprises ambulancières gaspésiennes.

La Fraternité juge que Paraxion a couru à sa propre perte en tardant à convertir les horaires de faction en horaire à l'heure.

Paraxion se traîne les pieds dans ce dossier-là.

David Gagnon, vice-président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec

Des horaires de faction sont toujours en place dans les secteurs Paspébiac/Bonaventure et Gascons/Grande-Rivière, malgré les fonds débloqués par Québec en 2018 pour convertir les horaires.

Les horaires à l’heure sont plus stables et offrent une meilleure qualité de vie que l’horaire de faction où l’ambulancier est de garde 24 heures sur 24, soutient David Gagnon.

La Fraternité rapporte que la réputation de Paraxion est peu enviable dans la région.

Le seul endroit au Québec où des vacances sont refusées, affirme David Gagnon, c’est chez Paraxion en Gaspésie. C’est un petit milieu, les ambulanciers se parlent. Ils sont au courant que les conditions sont mauvaises et ils sont peut-être moins portés à aller travailler pour cette entreprise.

On n'attire pas les mouches avec du vinaigre.

David Gagnon, vice-président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec

David Gagnon ajoute que certains ambulanciers ont quitté Paraxion pour travailler chez Service Secours Baie-Des-Chaleurs, un organisme sans but lucratif qui offre des services de soins préhospitaliers entre Nouvelles et Maria, où les horaires ont rapidement été convertis après l'annonce de Québec.

Ambulance en Gaspésie

L'entreprise Paraxion compte 13 points de service en Gaspésie.

Photo : Radio-Canada

Paraxion réplique

De son côté, le directeur régional des opérations chez Paraxion refuse de croire que les difficultés de recrutement s’expliquent par les horaires de faction toujours en place.

Franckie Lévesque affirme que la pénurie de main-d’œuvre se fait sentir partout au Québec, notamment en raison d’un nombre insuffisant d’ambulanciers formés chaque année.

La conversion des horaires, explique M. Lévesque, se fera quand on aura la main-d’œuvre nécessaire. Sinon, on va mettre encore plus de pression sur nos travailleurs qui vont devoir combler des quarts de travail en heures supplémentaires et il y aura encore plus de risques de ruptures de services.

Franckie Lévesque explique aussi que, contrairement à Service Secours Baie-Des-Chaleurs, Paraxion dessert 13 points de service répartis autour de la péninsule gaspésienne.

Si je transforme un secteur, explique M. Lévesque, tous les ambulanciers à temps partiel des villes avoisinantes vont s’en venir dans le secteur où il y aura des horaires à l’heure, ce qui va mettre à risque très très grandement les autres points de service. Il faut que j’aie une vue d’ensemble de mes opérations.

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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