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Des négociations pour éviter une grève du zèle dans les écoles lundi

Des pupitres dans une classe d'école vide.

Les employés de soutien dans les écoles menacent de faire une grève du zèle dès la semaine prochaine.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le gouvernement de Doug Ford et le syndicat représentant 55 000 employés de soutien dans les écoles en Ontario doivent retourner à la table des négociations ce week-end dans le but d'éviter une grève du zèle de ces syndiqués la semaine prochaine.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente ces concierges, employés de bureau et aides-éducateurs, a déjà déposé un préavis de grève du zèle qui commencerait lundi, faute d'une entente.

Des pourparlers de la dernière chance doivent avoir lieu samedi et dimanche entre la province, le SCFP et le Conseil des associations d’employeurs.

Durant une grève du zèle, les employés s'acquittent du strict minimum de leurs tâches et refusent de faire des heures supplémentaires.

La présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l'Ontario, Laura Walton, admet qu'il pourrait y avoir des « corridors sales » dans les écoles, par exemple, s'il y a grève du zèle.

Elle affirme toutefois que les syndiqués doivent se battre contre des concessions demandées par le gouvernement, en plus de coupes dans les services offerts aux élèves, selon elle.

Les services ont été décimés cette année, dit-elle, que ce soit des bibliothèques scolaires fermées durant le lunch, faute de bibliothécaire, des concierges à qui on dit de passer l'aspirateur seulement une fois par semaine dans les classes de maternelle, un aide-éducateur qui s'occupe en même temps de huit ou neuf enfants aux besoins spéciaux ou l'élimination de postes de secrétaire, ce qui touche les communications entre l'école et les parents.

Si ça prend des moyens de pression pour rétablir ces services, alors qu'il en soit ainsi, lance-t-elle.

Le SCFP n'est qu'un des syndicats bloqués dans les négociations avec le gouvernement de Doug Ford. Jusqu'à présent, aucun syndicat ne s'est entendu avec la province, suscitant des inquiétudes concernant une possible grève générale cet automne.

Les conventions collectives des employés de soutien et des enseignants ontariens sont échues depuis le 31 août. Aucune entente de principe n'a été conclue pour l'instant entre les syndicats représentant ces employés et le gouvernement.

L'Ontario a annoncé au printemps que les tailles des classes à l’école secondaire passeraient en moyenne de 22 à 28 élèves sur quatre ans, alors que les classes d’élèves de la quatrième à la huitième année passeraient de 23 à 24 élèves.

La province a aussi annoncé que cette hausse signifierait 3475 enseignants de moins dans le système scolaire sur quatre ans, des changements qui seraient effectués en ne remplaçant pas les départs à la retraite.

Un homme répond aux micros des journalistes qui sont en mêlée de presse.

Le ministre ontarien de l'Éducation, Stephen Lecce, a déclaré qu'il respectait le combat des syndicats, mais qu'il craignait que cela ait des conséquences sur la sécurité des élèves.

Photo :  CBC

Le ministre ontarien de l'Éducation, Stephen Lecce, a répété à plusieurs reprises que le gouvernement était déterminé à parvenir à un accord apportant une stabilité aux travailleurs, aux parents et aux étudiants.

Les étudiants méritent d'avoir de la prévisibilité et ils méritent d'être en classe et j'ai démontré un niveau de flexibilité qui, à mon avis, est nécessaire pour conclure une entente pour les Ontariens, a déclaré mercredi Stephen Lecce.

Il est possible de réduire la taille des salles de classe grâce à des solutions innovantes. J'ai cette volonté. Je suis ouvert à des moyens de réduire la taille des classes et de conclure un accord. Cette flexibilité est nécessaire pour toutes les parties, a-t-il ajouté.

Avec les informations de CBC News

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Toronto

Éducation