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Les intervenants jeunesse sont surchargés, admet la DPJ

Les deux intervenants en conférence de presse.

Caroline Gaudreault, la directrice de la DPJ, et François Perron, adjoint à la DPJ, ont dressé le bilan annuel des interventions.

Photo : Radio-Canada

Gilles Munger

La Directrice de la protection de la jeunesse (DPJ) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Caroline Gaudreault, demande à Québec de tout faire pour réduire la charge de travail des intervenantes et ainsi améliorer les services aux enfants en danger.

La DPJ explique par exemple qu'une intervenante qui réalise le suivi à long terme des enfants gère 22 dossiers alors qu'elle devrait en compter 16 à 18 dans une charge de travail normale. 

Elle profite du dépôt du bilan annuel de la DPJ et de la mise sur pied de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse pour passer son message.

Caroline Gaudreault suggère aussi d'améliorer les services aux parents en difficulté dans les écoles, dans les CLSC et dans les organismes communautaires pour éviter des signalements inutiles.

La commission a été mise sur pied à la suite de la mort d'une fillette à Granby ce printemps, le troisième décès d'un enfant signalé à la DPJ en trois ans. 

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Thomas Audet, 22 mois, est mort en juin 2016 alors qu'il avait fait l'objet d'un signalement à la DPJ en juin 2016.

Moins de signalements retenus

Dans son bilan, la DPJ du Saguenay-Lac-Saint-Jean constate une légère hausse du nombre de signalements dans la région, soit moins de 1%. 

La DPJ a ainsi reçu près de 4800 signalements cette année. De ce nombre, 1727 enfants ont reçu des services, soit une baisse de 3%. 

Caroline Gaudreault indique que Québec a fait un pas dans la bonne direction en augmentant le financement des Centres jeunesse.  La DPJ procède d'ailleurs à l'embauche de 23 nouveaux intervenants ces jours-ci pour améliorer les services aux enfants et à leur famille.

Syndicat satisfait

De son côté, la représentante régionale du syndicat APTS, Nancy Poulin, affirme qu'il était grand temps que les gestionnaires des Centres jeunesse admettent la nécessité de revoir la charge de travail des intervenantes. 

Tout en réitérant que les enfants dont la vie est en danger reçoivent des services rapidement, Nancy Poulin croit que ce sont ceux dont le développement est menacé pour des raisons de négligence qui obtiennent des services insuffisants.

La représentante syndicale croit qu'en améliorant les services aux parents à l'extérieur de la DPJ, il serait possible d'éviter de nombreux signalements.

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Saguenay–Lac-St-Jean

Jeunesse