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Un Néo-Écossais atteint de SLA fera don de ses organes après avoir reçu l’aide médicale à mourir

Dr Brian Davis.

Le Dr Brian Davis.

Photo : CBC / Steve Lawrence

Radio-Canada

Un résident de Lunenburg, en Nouvelle-Écosse, qui fera don de ses organes après avoir reçu l’aide médicale à mourir, espère que d’autres choisiront « la joie » de cette démarche au moment d’arriver à la fin de leur vie.

Le Dr Brian Davis, 71 ans, est atteint de sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi appelée maladie de Lou Gehrig. Jeudi, une ambulance transportera l’ancien dentiste et conseiller municipal de Lunenburg vers l’Hôpital Queen Elizabeth II, à Halifax.

N’aimeriez-vous pas, en quittant ce monde merveilleux, partager la vie avec une demi-douzaine de personnes?, dit M. Davis. Deux poumons, un coeur, deux reins et un foie : lorsque vous pensez que vous pourriez transmettre la vie à plusieurs autres personnes, c’est excitant!

Brian Davis explique qu’il y avait quelques obstacles à sa décision de devenir donneur d’organes. C’est qu’il n’est pas un donneur typique, non seulement en raison de sa maladie, mais aussi à cause de son âge.

L’âge limite pour donner ses organes est fixé à 65 ans, mais la situation de chaque donneur potentiel qui a dépassé cet âge est examiné au cas par cas. Dr Davis, qui a couru le marathon de Boston il y a cinq ans à peine, avait bon espoir que son coeur et ses poumons seraient en très bon état.

Les examens médicaux auxquels il s’est prêté ces deux dernières semaines indiquent qu’il est un excellent candidat au don d’organes.

Dr Stephen Beed, directeur médical de Legacy of Life, le programme de don d’organes de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse, souligne que la situation du Dr Davis est inhabituelle. 

Il est rare, dit-il, que les gens qui reçoivent l’aide médicale à mourir fassent don de leurs organes. Cela devient plus fréquent, dit-il, bien que l’état de santé des patients qui choisissent de terminer leur vie de cette façon est souvent trop précaire pour qu’ils deviennent donneurs.

Dr Brian Davis.

Le Dr Brian Davis, chez lui à Lunenburg en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC / Steve Lawrence

C’est une leçon si profonde, dit Becky Keen, la belle-fille du Dr Davis. La leçon que nous en retirons, c’est qu’il est possible d’être généreux, comme Brian.

Mme Keen dit que l’exemple de son beau-père est une leçon de vie qu’il lui transmet, ainsi qu’à ses enfants.

Dr Davis espère que les organismes qui se dévouent aux personnes souffrant de SLA au Canada réaliseront que le don d’organes est une possibilité chez certains patients. Cette démarche pourrait, à son avis, rendre leur épreuve moins difficile.

Il fait valoir que la joie d’aider les autres en convaincra plusieurs d’opter pour cette démarche altruiste.

D’après le reportage de Colleen Jones, CBC

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Aide médicale à mourir