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La hausse des signalements à la DPJ ralentit en Outaouais

Sur la peluche, une étiquette rapporte que Loïck, 11 ans, a été abandonné et qu'il n'a aucun contact avec ses parents.

Des peluches rappellent des histoires d'enfants pris en charge par la DPJ (archives).

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nombre de signalements à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) en Outaouais continue d’augmenter, mais plus lentement que dans l’ensemble de la province.

Selon le bilan annuel de l’organisme rendu public mercredi, 6550 signalements ont été traités dans la région en 2018-2019. Ceci équivaut à 18 enfants signalés par jour, soit un de plus que l’an dernier.

La DPJ régionale constate ainsi une hausse de 7 % des signalements en un an. Cette augmentation est cependant moins importante que la hausse moyenne au Québec de 10 %.

Au total, la DPJ de l’Outaouais a retenu 2408 signalements en 2018-2019. Davantage d’enfants pris en charge dans la région sont restés dans leur milieu familial ou chez un « tiers significatif » (69,3 %) que dans l’ensemble du Québec (61,9 %).

Les signalements pour négligence ou risque sérieux de négligence demeurent les plus nombreux (35,6 % des dossiers), mais en baisse par rapport à l'année précédente (38 %). Les cas d'abus physique ou de risque sérieux d'abus physique ont aussi légèrement diminué (27,6 % contre 29,8 % en 2018-2018).

Il y a cependant davantage de cas d'abus sexuel ou de risque sérieux d'abus sexuel en 2018-2019 que l'année précédente (11,6 % contre 10 %) ainsi que de troubles de comportement sérieux (12 % contre 8,6 %).

Par ailleurs, moins d’adolescents que l’année dernière ont reçu des services (612 en 2018-2019) soit une baisse de 8,7 % – un résultat similaire à la moyenne provinciale.

Temps d’attente et pénurie de personnel

La DPJ de l’Outaouais souligne que le plus gros défi est le manque de personnel. Une vingtaine de postes doivent encore être pourvus. On vit une pénurie de main-d'oeuvre, comme tous les organismes dans le domaine des services sociaux particulièrement, souligne la directrice de la DPJ de l'Outaouais, Colette Nadeau.

« C’est certain que ce facteur [la pénurie de main-d’oeuvre] contribue au fait que parfois, il y a des listes d’attente et que les intervenants peuvent être essoufflés. »

— Une citation de  Colette Nadeau, directrice, DPJ de l'Outaouais

La DPJ régionale soutient cependant que ses équipes peuvent intervenir rapidement en cas d’urgence.

Une quarantaine d’enfants demeurent en attente d’évaluation dans la région, ce qui représente une nette diminution par rapport à l’année dernière, précise Mme Nadeau, alors que de 100 à 150 dossiers étaient en attente. La directrice estime que le délai le plus long en ce moment est d’environ deux semaines.

Des enjeux « systémiques »

En marge de son 16e bilan annuel, la DPJ rappelle la mort de la fillette à Granby à la fin avril – qui était sous sa responsabilité. L’enquête du CIUSSS de l’Estrie-CHUS a démontré que le « système complet » avait failli à la tâche à plusieurs moments, en plus de soumettre 14 recommandations.

Quand une situation glisse entre les mailles du filet, c’est la société tout entière qui doit se questionner, écrit la DPJ dans son communiqué.

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