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Caroline Mulroney veut mener à terme la réforme de la Loi sur les services en français

Caroline Mulroney en studio, habillée en vert et blanc pour la journée des Franco-Ontariens le 25 septembre.

La ministre déléguée aux Affaires francophones Caroline Mulroney souhaite compléter la réforme de la Loi sur les services en français d’ici la fin du premier mandat du gouvernement Ford.

Photo : Radio-Canada

Marguerite Gallorini
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La ministre des Affaires francophones de l'Ontario se donne jusqu'à la fin du premier mandat du gouvernement Ford pour terminer la réforme de la Loi sur les services en français.

C’est un grand projet, a déclaré la ministre lors d'une entrevue accordée à Radio-Canada ce matin. Je veux absolument faire ce travail en consultation avec la communauté francophone. J’ai un comité consultatif qui me donne des conseils.

La ministre explique que le gouvernement a commencé, par exemple, la simplification du processus de désignation qui va informer la modernisation de la loi, et a même lancé un projet pilote qui concerne deux autres ministères.

« C’est une question de moderniser ce processus pour refléter la façon [dont] les francophones à travers la province sont en train de travailler avec ces organismes. »

— Une citation de  Caroline Mulroney, ministre des Affaires francophones

La ministre a confié : J’aimerais bien sûr que ce soit fait avant la fin de ce mandat que nous avons avant d’expliquer vouloir faire les choses dans l’ordre, par étapes : On ne veut pas faire ça dans les coulisses de Queen’s Park, on veut faire ça de façon ouverte avec la communauté.

Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), précise que son organisation a aussi travaillé de son côté sur la réforme de la Loi sur les services en français : «  On a un document qui est tout près d’être adopté et qu’on va partager avec madame la ministre ».

L'Université de l'Ontario français

Caroline Mulroney défend le gouvernement qui, selon elle, a été honnête dès le début sur le fait qu’il n’avait pas les moyens financiers de soutenir, par exemple, le projet de l’Université de l’Ontario français. Mais on a toujours été à l’écoute.

À la suite du dévoilement du budget, en avril, le gouvernement a fait volte-face et a commencé à développer un plan. Selon la ministre, c’est notre gouvernement qui a pris le temps de voir l’état des choses et de trouver un moyen de pouvoir faire avancer ce projet. C’est un grand projet de société pour la francophonie ontarienne.

Le président de l'AFO est optimiste et qualifie le projet de l’Université de l’Ontario français comme le plus beau dossier depuis l’événement de l’hôpital Montfort, il y a une vingtaine d’années. Je pense qu’on est sur la bonne voie et qu’on est capables d’accomplir des belles choses ensemble, conclut-il.

Mike Schreiner, le leader du Parti vert de l’Ontario, pense cependant que, sur ce dossier, « il va falloir garder la pression [sur le gouvernement] pour s’assurer qu’il tient sa promesse ».

Une année mouvementée pour les Franco-Ontariens

La ministre des Affaires francophones admet que ça a été une année mouvementée pour la francophonie en Ontario.

Elle dit vouloir absolument protéger [et] faire avancer les services de première ligne pour les francophones et estime que, sous [l'autorité du] bureau de l’ombudsman, ce travail va continuer à se faire.

Enfin, pour ce qui est des relations entre le gouvernement Ford et les Franco-Ontariens, la ministre veut absolument qu’elles continuent à s’améliorer et elle pense que du progrès a été fait.

Pour John Fraser, leader par intérim du Parti libéral de l’Ontario, la décision concernant le commissaire aux services en français était « une erreur de la part du gouvernement ». Il précise que cette décision était prise dans le but d’économiser de l’argent, « alors que l’on sait que le déficit n’était pas ce qu’ils avaient [initialement] dit ».

« Le gouvernement va devoir faire plus pour rebâtir la confiance », lance M. Fraser.

Avec des informations de Mathieu Simard

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