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Québec veut officialiser l’urgence climatique

Le reportage d'Hugo Lavallée

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

Le ministre de l’Environnement du Québec, Benoît Charette, affirme que le gouvernement a l’intention de reconnaître l’urgence climatique et qu’il appuiera la motion que Québec solidaire doit déposer mercredi à ce sujet à l’Assemblée nationale.

Que l’Assemblée nationale déclare à son tour l’urgence climatique, et qu’elle demande au gouvernement du Québec d’harmoniser l’ensemble de ses choix politiques avec cette situation de crise, en prenant tous les moyens nécessaires afin de réduire rapidement et drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre

Motion de Québec solidaire déposée mercredi à l'Assemblée nationale

Même s’il dit vouloir « répondre » à cette urgence, le ministre Charette souligne que son parti est « pragmatique », et qu’il sera impossible d’arriver à résoudre le problème sans une « concertation de tous les acteurs de la population », soit les groupes environnementaux, mais aussi le milieu économique.

Cette reconnaissance-là [de l'urgence climatique] va s’incarner de façon très pragmatique, avec un plan qui est structuré et avec des moyens jamais vus au Québec au cours des dernières années.

Le ministre de l'Environnement du Québec, Benoît Charette

M. Charette a dit devoir se méfier des partis d’opposition et des individus « qui font des déclarations à l’emporte-pièce » afin de « rebuter des gens qui souhaitent faire leur part pour la protection de l’environnement. »

Quant à Manon Massé, elle attend beaucoup du gouvernement.

Pour elle, reconnaître l’urgence climatique signifie que « chaque geste qui est posé, chaque loi qui est adoptée, chaque règlement, chaque budget qui est fait doit l’être dans la perspective de diminuer les émissions de gaz à effet de serre ».

Rejetant l’argument des coûts élevés que génère la lutte contre les changements climatiques, Mme Massé rappelle que quand une crise survient, en général, le gouvernement agit « promptement ».

Quand les eaux montent, quand il y a un tremblement de terre, il faut agir promptement. On ne se pose pas la question de si ça va coûter cher.

La députée de Québec solidaire, Manon Massé

Mme Massé a par ailleurs de nouveau dénoncé le projet du gouvernement Legault d'augmenter l'aide publique aux grandes industries émettrices de gaz à effet de serre en échange d'efforts supplémentaires pour diminuer leur pollution, projet dévoilé mardi par Radio-Canada.

Réagissant à la déclaration gouvernementale, les Partis libéral et québécois ont pour leur part tous les deux insisté sur le fait qu'en un an au pouvoir, la Coalition avenir Québec a pris peu de mesures pour protéger l'environnement.

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