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90 % des employés de la santé ont subi de la violence au travail

Des infirmières poussent une civière dans un couloir d'hôpital

La grande majorité des répondants à un sondage effectué par le Syndicat de la fonction publique de l’Île-du-Prince-Édouard disent avoir subi de la violence en milieu de travail dans le domaine de la santé.

Photo : CBC

Radio-Canada

Jusqu’à 90 % des travailleurs de la santé et infirmières auxiliaires ayant répondu à un sondage récent ont dit avoir connu des incidents violents en milieu de travail et près de la moitié des répondants ne se sentent pas en sécurité au travail.

Le sondage effectué par le Syndicat de la fonction publique de l’Île-du-Prince-Édouard compte 427 répondants, des travailleurs de la santé qui disent dans la plupart des cas avoir été agressés par des patients.

Il est question de gifles, de pincements, de tordage de doigts, précise la présidente du syndicat, Karen Jackson. Il est aussi question d’os brisés, de syndrome de stress post-traumatique, d’étranglements, de crachats, de coups de pieds et de coups de poing, ajoute-t-elle.

La situation est certainement alarmante, mais non étonnante, selon la directrice des ressources humaines de Santé Î.-P.-É., Kelly Drummond. Ces conclusions sont similaires à celles de sondages précédents, explique-t-elle.

Jusqu’à 86 % des répondants au sondage mené par le syndicat croient que Santé Î.-P.-É. ne fait pas assez d’efforts pour les protéger. Il est possible de prévenir les incidents violents, selon 74 % des répondants au sondage.

La situation s’aggrave probablement depuis quelques années, estime Karen Jackson. La violence au travail est maintenant la principale question dont les syndiqués veulent discuter dans le cadre des négociations de la prochaine convention collective, avant même l’enjeu des salaires, souligne-t-elle.

Kelly Drummond est assise à son bureau

Lorsqu'on change une politique, il faut prévoir suffisamment de ressources pour appuyer le changement, selon la directrice des ressources humaines de Santé Î.-P.-É., Kelly Drummond.

Photo : CBC/Laura Chapin

Mme Jackson dit croire que la politique de réduction des prescriptions de médicaments est un facteur qui contribue à la violence. Des patients prenaient des médicaments qui les aidaient à rester calmes. S’ils sont plus agités, dit-elle, il faut prévoir plus de sécurité pour le personnel et les autres patients.

Il faudra du temps pour régler le problème, selon Santé Î.-P.-É.

Santé Î.-P.-É. dit travailler continuellement pour améliorer les conditions de travail. La violence est un problème complexe et il faudra du temps pour améliorer la situation, explique Mme Drummond.

Des comités formés d’employés se penchent sur les problèmes dans le but de trouver des solutions, indique Mme Drummond.

Quant aux employés qui estiment que Santé Î.-P.-É. n’en fait pas assez pour assurer leur sécurité au travail, Kelly Drummond reconnaît qu’il faut mieux faire connaître les services à leur disposition.

De la formation est notamment offerte aux employés pour les aider à réagir à des cas de violence potentielle. Santé Î.-P.-É. étudie aussi des programmes de prévention de la violence en vigueur ailleurs au pays.

Il sera question de l'embauche de personnel dans le cadre de l’exercice de révision des soins à long à terme entrepris par Santé Î.-P.-É, ajoute Kelly Drummond.

Avec les renseignements de Kevin Yarr, de CBC

Île-du-Prince-Édouard

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