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30 médecins appuient la transformation de l'urgence Cloutier-du Rivage

Une pancarte indiquant l'entrée principale du Centre Cloutier-du-Rivage, et une affiche indiquant, en arrière-plan, les heures d'ouvertures réduites.

L'urgence du Centre Cloutier-du-Rivage affichait des heures d'ouvertures réduites les soirs d'été.

Photo : Radio-Canada / Yannick Maltais

Marie-Pier Bouchard

L’annonce de la transformation de l’urgence du secteur Cap-de-la-Madeleine en clinique multidisciplinaire a soulevé beaucoup d’opposition, de questions et d’inquiétude. Mais voilà que 30 médecins d’urgence de Trois-Rivières signent une lettre ouverte en soutien à ce projet parce qu’ils y croient.

Dès octobre, les patients qui vont se présenter à Cloutier-du Rivage ne verront pas systématiquement un médecin. Ils seront pris en charge par des superinfirmières, dirigés vers un organisme communautaire ou un professionnel en fonction de leurs besoins.

Les médecins signataires de cette lettre expliquent les raisons pour lesquelles ils sont en faveur de ce projet proposé par le CIUSSS-MCQ.

Ils estiment entre autres que le terme salle d’urgence pour parler de Cloutier-du Rivage est trompeur pour la population.

Puisque d’aller là-bas pour ces problèmes menaçant leur vie retardera leur traitement ou intervention spécialisée, qui ne sont souvent pas disponibles sur place, peut-on lire.

Les médecins font aussi valoir que le maintien d’une salle d’urgence fonctionnelle coûte cher, avec tout ce que cela implique en ressources humaines et matérielles.

Lorsque celles-ci sont sous-utilisées, comme à Cloutier-du Rivage, on se dit que cet argent et ces ressources seraient mieux mis à profit dans d’autres points de service du CIUSSS, poursuivent-ils.

Témoignant que la majorité des cas qu’ils rencontrent à Cloutier-du Rivage ne nécessitent pas les services d’une salle d’urgence, ils affirment que l’approche proposée par le CIUSSS-MCQ, une clinique de l’avenir gérée par des superinfirmières, répondra mieux aux besoins de la population du secteur.

Olivier Roy en entrevue à Radio-Canada.

Le docteur Olivier Roy fait partie des signataires de la lettre soutenant la transformation de l'urgence Cloutier-du-Rivage.

Photo : Radio-Canada

Comme médecins d’urgence, ils considèrent, bien humblement, écrivent-ils, ne pas être les meilleurs dans ce type de prise en charge.

Dans la lettre, on précise que tous les médecins signataires de cette lettre pratiquent aux urgences du CHAUR et de Cloutier-du Rivage, ce qui les place en bonne position pour évaluer les enjeux en cause.

Or, on compte quelques nouveaux médecins dans les signataires qui n’ont jamais ou très peu travaillés à l’urgence de Cloutier-du Rivage.

Le Dr Roy répond qu’ils auraient eu à y travailler si l’urgence restait fonctionnelle et qu’ils ont donné leur appui au projet sans hésiter lorsqu’on leur a présenté.

Sensible aux réactions

On a à cœur ce que la population va nous dire et on est sensible au discours actuellement, affirme le Dr Olivier Roy, en réaction à l’opposition que soulève la transformation de l’urgence.

Le Dr Roy est chef du département de médecine d’urgence du CIUSSS-MCQ et il fait partie des signataires de cette lettre.

C’est sûr que dans chaque changement de situation, la résistance au changement, pour avoir fait de la gestion, c’est normal, admet-il. Alors ce qu’on va faire dans les prochaines semaines, on va redoubler d’ardeur pour rassurer la population. On veut vraiment que les gens embarquent parce qu’on croit à ce projet là.

Olivier Roy explique que ce n’est pas d’hier que le département désire procéder à cette transformation.

Dr Roy mentionne que la position du département de médecine d’urgence est claire et ferme depuis plusieurs années : il doit y avoir un changement au niveau de l’offre de services à Cap-de-la-Madeleine, dit-il.

Avec cette lettre, le Dr Olivier Roy et ses confrères souhaitent envoyer un message fort à l’effet qu’ils croient au projet et qu’ils appuient le CIUSSS-MCQ.

Deux des cinq postes de superinfirmières ont été comblés jusqu’à maintenant : le CIUSSS-MCQ est toujours à la recherche de trois autres superinfirmières, ce qui ne compromet pas l’ouverture de la clinique pour le 21 octobre.

En attendant de pourvoir ces postes, le CIUSSS indique que des superinfirmières d’ailleurs ont accepté de venir prêter main-forte à l’équipe pour permettre le démarrage de la clinique.

Mauricie et Centre du Québec

Établissement de santé