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Des conseillers municipaux demandent des mesures contre le phosphore du lac Winnipeg

Des algues bleues vertes recouvrent les plages du lac Winnipeg.

Des algues bleues vertes recouvrent les plages du lac Winnipeg.

Photo : Trish Richardson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Trois conseillers déposeront une motion au conseil municipal de Winnipeg, jeudi, pour que la Ville ajuste les niveaux de chlorure ferrique utilisé dans le traitement des eaux usées, afin d’éliminer le phosphore des eaux rejetées vers le lac Winnipeg.

Cette mesure, préconisée par l’Institut international du développement durable (IIDD) et la fondation du lac Winnipeg, a été rejetée par le comité d'orientation permanent des eaux et des déchets ce mois-ci.

La directrice des services des eaux et des déchets, Moira Geer, a répété au comité que cette solution n’était pas viable. Nous ne pouvons pas faire ce qu’ils disent que nous devrions faire, nous n’en avons pas les capacités [techniques], a-t-elle déclaré.

Les améliorations aux infrastructures requises coûteraient 3 millions de dollars et nécessiteraient un budget annuel de 2 millions pour en assurer le fonctionnement, selon l’IIDD.

Kevin Klein (Charleswood-Tuxedo-Westwood), Shawn Nason (Transcona) et Jason Schreyer (Elmwood-East Kildonan) voudraient que le Service des eaux et des déchets adopte des mesures contre la prolifération des algues bleu-vert du lac Winnipeg.

La Ville a engagé la firme AECOM pour évaluer différentes solutions au problème du phosphore dans les eaux du lac Winnipeg. L’utilisation de chlorure ferrique a été jugée comme la meilleure option par AECOM, mais la Ville a indiqué que cette solution n’était pas possible à court terme.

Winnipeg demande davantage de temps avant d’adopter cette solution, car elle pourrait causer des problèmes dans le traitement des boues dans sa station d’épuration.

Si nous ne faisons rien maintenant, le problème sera simplement repoussé à plus tard, soutient cependant Kevin Klein.

Ajuster les niveaux de chlorure ferrique et modifier le moment où il est ajouté au processus de traitement des eaux usées pourrait permettre de diminuer de 70 % la quantité de phosphore rejetée par la Ville.

De nouvelles normes concernant la présence de phosphore, d’azote et d’ammoniac dans l’eau, qui entreront en vigueur en décembre, exigent que la Ville ne déverse pas plus de 1 milligramme de phosphore par litre.

Winnipeg, qui rejette 3,5 fois plus de phosphore, veut qu’on lui donne le temps de s’ajuster. Elle demande que son permis d’exploitation de l’usine d’épuration du nord de la ville soit renouvelé sans changement jusqu’en 2021.

En 2003, la province ordonnait à la Ville d’améliorer son système de traitement des eaux usées. La Ville devait rénover ses stations d’épuration des secteurs nord, sud et ouest.

La rénovation de la station du secteur nord coûtera 1,8 milliard de dollars. Les travaux seront réalisés en trois étapes en raison de leur complexité et de leur coût. La Ville n’a toujours pas conclu d’entente avec la province et le gouvernement fédéral pour le partage des coûts.

Selon Moira Geer, la Ville n’est responsable que de 3 à 5 % de la quantité totale de phosphore déversée dans le lac Winnipeg.

Un chiffre que confirme l’IIDD, tout en précisant que Winnipeg reste néanmoins le plus grand contributeur de phosphore dans le lac. Les autres sources de déversement proviennent des terres environnantes.

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