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Pas de données sur la présence des pesticides dans les aliments et l’eau

Un tracteur épand des pesticides dans un champ de soya.

Un tracteur épand des pesticides dans un champ de soya.

Photo : iStock

La Presse canadienne

Les autorités de la santé publique ignorent à quels pesticides la population est exposée dans l'alimentation et dans l'eau et à quels taux.

L'Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) a demandé trois fois d'avoir accès aux données du ministère de l'Agriculture (MAPAQ), en vain. C'est ce que l'INSPQ a expliqué mardi à la commission parlementaire qui étudie les effets des pesticides sur la santé et l'environnement.

« L'information est déficiente en ce qui concerne l'exposition aux pesticides », selon ce qu'a exprimé la présidente de l'INSPQ, Nicole Damestoy.

L'organisme a affirmé qu'il en était à son troisième mémoire où il demande l'accès aux données.

De nombreuses incertitudes persistent sur les effets endocriniens et neurodéveloppementaux qui pourraient survenir à la suite d'exposition prolongée à faibles doses d'une même substance, a affirmé Mme Damestoy.

Également, l'effet additif de l'exposition à un mélange de différents pesticides, tous à des doses largement inférieures au seuil de toxicité, est peu documenté à ce jour, a-t-elle poursuivi.

« Il existe peu de données épidémiologiques québécoises pour documenter les effets de l'exposition aux pesticides sur la santé dans la population ou chez les travailleurs agricoles », a résumé la présidente de l'INSPQ, en ajoutant qu'il existe toutefois des données provenant de l'étranger.

Mais les effets répétés ou à long terme sont moins connus, a-t-elle précisé.

Chez les utilisateurs professionnels, les cancers du sang et des ganglions, le cancer de la prostate ou certaines tumeurs cérébrales sont les maladies pour lesquelles la présomption d'un lien est la plus forte.

Une « forte présomption » a également été observée pour la maladie de Parkinson.

L'INSPQ demande à ce que les programmes de surveillance des résidus de pesticides dans les aliments et l'eau soient mieux financés.

Les producteurs maraîchers rassurants

Pour sa part, l'Association des producteurs maraîchers du Québec, qui témoignait par la suite, a assuré que ses produits étaient conformes aux normes établies par Santé Canada.

La députée libérale de Maurice-Richard, Marie Montpetit, a demandé à ses représentants si « la population a raison d'être inquiète concernant les résidus qui sont retrouvés fois après fois quand des analyses sont faites ».

Le président de l'Association, Jocelyn St-Denis, a répondu que 96 % des produits testés recelaient des taux de pesticides inférieurs aux normes.

La production horticole et maraîchère québécoise respecte les règles, à 96 %, ce qui se compare à l'Europe. Les produits importés sont moins respectueux des normes. La population québécoise a tout à fait raison d'avoir confiance en la production de fruits et légumes [du Québec].

Le président de l'Association des producteurs maraîchers du Québec, Jocelyn St-Denis

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