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Logo de l'application de messagerie Kik.

Kik a originalement été lancée en 2010. À son paroxysme, en 2016, elle avait plus de 300 millions d’utilisateurs et utilisatrices et était utilisée par près de 40 % des jeunes Américains.

Photo : iStock

Radio-Canada

L’application de messagerie Kik n’existera bientôt plus, selon ce qu'a annoncé dans un billet de blogue le président-directeur général de Kik Interactive, Ted Livingston. L’entreprise canadienne concentrera plutôt ses efforts sur sa cryptomonnaie, Kin, et mettra à pied 80 personnes parmi la centaine travaillant pour elle.

La plateforme a originalement été lancée en 2010. À son paroxysme, en 2016, elle avait plus de 300 millions d’utilisateurs et utilisatrices et était utilisée par près de 40 % des jeunes Américains. De récents documents de cour indiquent que plusieurs millions de personnes s’en servent aujourd’hui. 

L'application Kik était particulièrement populaire parce qu’elle permettait aux gens de s’y inscrire sans avoir à fournir des identifiants, tels qu’une adresse courriel ou un numéro de téléphone.

Elle avait aussi suscité la controverse il y a quelques années. La police de Toronto racontait en 2016 avoir enquêté sur de nombreux cas de leurre d’enfants sur Kik, tandis qu’une enquête de la BBC révélait en 2016 que l’application était citée dans 1100 cas d’abus sexuels d’enfants au Royaume-Uni.

Poursuite des autorités américaines

Kik Interactive est tombée dans la mire de la US Securities and Exchange Commission (SEC), l’organisme fédéral américain de réglementation des marchés financiers, après avoir lancé sa cryptomonnaie en septembre 2017. 

L’entité gouvernementale prétend que Kik a lancé Kin illégalement et qu’elle se servirait de son application de messagerie pour gonfler la valeur de sa cryptomonnaie. Elle réclame 100 millions de dollars à l’entreprise canadienne.

Ted Livingston soutient que la SEC a agi de mauvaise foi dans ce dossier, l’accusant d’avoirenclenché un long et coûteux processus dans le but de drainer [leurs] ressources.

Le président-directeur général de Kik Ineractive a mentionné que la décision de mettre à pied une partie de son personnel était difficile, mais qu’elle permettrait à l’entreprise de réduire de 85 % ses frais généraux.

Avec les informations de BBC, et 9to5Google

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