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Les universités du Nouveau-Brunswick réclament un financement plus « adéquat »

Jacques-Paul Couturier serre la main à Jean-Paul Boudreau.

Le recteur par intérim de l'Université de Moncton, Jacques-Paul Couturier, et le recteur de l'Université de Mount Allison, Jean-Paul Boudreau

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le recteur par intérim de l'Université de Moncton a rencontré un comité de députés afin de parler du financement des universités par le gouvernement provincial. Il était accompagné des autres recteurs des universités néo-brunswickoises.

L'entente de quatre ans qu'avaient signée ces universités pour recevoir du financement de la part du gouvernement arrive à sa fin. Les recteurs désirent davantage de financement que le contrat précédent.

Les représentants des universités avaient le même message : la part de financement de la province dans le budget de leurs établissements est loin d'être négligeable. Ils ont demandé un financement « prévisible » dans cette prochaine entente.

Jacques Paul Couturier, les bras croisés.

Le recteur par intérim de l'Université de Moncton, Jacques Paul Couturier

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Prévisible, qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire que l'on souhaite avoir un financement que l'on connaît sur plus d'une année, explique le recteur par intérim de l'Université de Moncton, Jacques-Paul Couturier.

Pour nous permettre surtout de prévoir de manière judicieuse comment on va déployer nos ressources.

Jacques-Paul Couturier est allé plus loin que ses homologues. Il a demandé directement aux députés un financement plus élevé que celui offert les dernières années.

L'ancienne entente promettait une augmentation de 1 % du budget de fonctionnement, mais avec les coûts qui s'ajoutent au cours de l'année, M. Couturier ne croit pas que ce taux est suffisant.

Nos coûts augmentent toujours, des coûts souvent imprévisibles. Alors on a besoin, dans ce contexte-là, d'un financement plus important, souligne-t-il.

Des recteurs « perturbés et ébranlés »

Les recteurs ont dit être ébranlés et perturbés par les coupes budgétaires du gouvernement provincial dans les fonds offerts aux universités pour les programmes en sciences infirmières.

Fredericton avait retiré 9 millions de dollars du financement des programmes en sciences infirmières offerts à l'Université de Moncton et à l'Université du Nouveau-Brunswick.

Deux étudiantes en sciences infirmières dans une classe de l'Université de Moncton.

Le gouvernement a supprimé le financement de places supplémentaires en sciences infirmières à l'Université de Moncton et à l'Université du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Jacques-Paul Couturier indique que l'aide gouvernementale pour ce secteur d'études arrivait de deux façons. La première avait pour but la création de plus de places dans le programme, ce qu'a fait l'Université de Moncton, sans toutefois toucher le nombre d'inscriptions voulues, selon le recteur.

La deuxième partie de ce financement aidait les universités à payer la partie « clinique » de la formation des étudiants en sciences infirmières. C'est un programme d'études qui demande des frais plus élevés que les autres, rapporte le recteur par intérim de l'Université de Moncton.

Il y a un coût supplémentaire pour la formation en sciences infirmières et les gouvernements précédents avaient reconnu ce coût, estime M. Couturier.

C'est de l'argent que nous n'avons plus maintenant.

Jacques-Paul Couturier évalue cette perte à 1,5 million de dollars dans le cas de son université.

L'enseigne de l'Université de Moncton à proximité d'une résidence pour étudiants.

Le campus de Moncton

Photo : Radio-Canada

Les recteurs indiquent que les universités sont une des solutions à la pénurie de main-d'oeuvre qui sévit dans les Maritimes, et que le gouvernement devrait investir davantage dans l'éducation postsecondaire.

Ce qu'il manque, ce sont des programmes que les étudiants veulent. Et des programmes que les entreprises veulent, c'est très important aussi. [...] Si on ne donne pas les programmes qui [les intéressent], ils vont aller dans d'autres universités, puis ils vont partir de la province, souligne le recteur de l'Université Mount Allison, Jean-Paul Boudreau.

Une autre augmentation des droits de scolarité à prévoir?

Durant la réunion, Jacques-Paul Couturier a dit que, même si l'Université de Moncton offrait les droits de scolarité les moins élevés des Maritimes, ces droits continueraient de monter si elle ne recevait pas des fonds « adéquats ».

C'est lors de l'élaboration du prochain budget, prévue pour décembre, que les dirigeants de l'université pourront prendre une décision plus éclairée en ce qui concerne les droits de scolarité, ajoute-t-il.

Étudiants de l'Université de Moncton.

Pour ces millénariaux, les dettes resteront une préoccupation pendant des années.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

On va étudier quels sont nos revenus, quelles sont nos dépenses. Et c'est sur la base de cette analyse-là que des décisions devront être prises, dit-il.

Il réitère que, même si les droits devaient encore augmenter à l'Université de Moncton, l'institution garderait son titre d'établissement dont les droits de scolarité sont les plus bas des Maritimes, ce qui reste avantageux pour les francophones de la région.

Avec les renseignements de Margaud Castadère

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