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De l'espoir, mais pas d'illusions des Autochtones sur le rapport de la Commission Viens

Le président de la Commission sur les relations avec les Autochtones, Jacques Viens

Jacques Viens, président de la Commission sur les relations avec les Autochtones

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Partagées entre confiance et désillusion, les communautés autochtones du Québec sont tout de même impatientes de connaître les conclusions de Jacques Viens.

La date de publication, prévue initialement le 27 septembre, journée de mobilisation pour le climat, a failli tout gâcher. Plusieurs chefs autochtones ont dénoncé le choix de cette journée comme une stratégie du gouvernement de rendre le rapport « invisible ».

Les recommandations de la Commission Viens sont finalement rendues publiques le lundi 30 septembre.

Avant même la sortie du rapport, le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, est catégorique :

« Ce que j’aimerais voir, on le ne verra pas. »

— Une citation de  Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador

Officiellement nommée Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec : écoute, réconciliation et progrès, la Commission Viens se penche sur la relation entre les Premières Nations et six services publics : les services policiers, les services correctionnels, les services de justice, les services de santé et les services sociaux ainsi que les services de protection de la jeunesse.

Ghislain Picard estime que d’entrée de jeu, le mandat de la Commission Viens était beaucoup trop limité. Au départ, ce n’est pas une commission d’enquête, donc, il y a l’aspect accusation qui n’est pas considéré dans le mandat.

Ghislain Picard témoigne lors d'une commission d'enquête.

Ghislain Picard a livré sa plaidoirie devant la Commission Viens.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Le Chef Picard espère que les recommandations de la commission proposeront des mesures correctrices pour permettre de meilleures relations entre les Autochtones et les services publics québécois.

Ceci étant dit, je pense qu’on a passé beaucoup de temps sur les failles du système, et de quelle façon le système n’est pas taillé ou structuré pour répondre à une réalité des Premières Nations et des Inuits, ajoute-t-il.

« Ultimement, il appartiendra au gouvernement de poser des gestes nécessaires pour faire en sorte que le système change. »

— Une citation de  Ghislain Picard, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador

Des paroles aux actes

Lors de son témoignage en mai 2018 à l'occasion du passage de la commission à Uashat mak Mani-Utenam, le chef de cette communauté, Mike McKenzie, avait déclaré qu’il espérait que les audiences mènent à de vrais changements pour les Premières Nations.

Mike McKenzie et Jacques Viens discutent ensemble lors d'une audience de la commission.

Le chef de la communauté de Uashat mak Mani-Utenam, Mike McKenzie, et le président de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec : écoute, réconciliation et progrès, Jacques Viens

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Il avait rappelé que plusieurs enquêtes avaient eu lieu pour améliorer la qualité de vie des autochtones—en vain, selon lui.

De son côté, un ex-chef de la communauté innue de Matimekush-Lac John, Réal McKenzie, avait longtemps hésité à venir témoigner. Il avait finalement déclaré au commissaire : Moi, j’y crois, j’ai confiance en vous. Je vous remercie d’être là.

Réal McKenzie, ex-chef de la communauté innue de Matimekush-Lac John

Réal McKenzie, ex-chef de la communauté innue de Matimekush-Lac John

Photo : Radio-Canada

J’espère qu’on vous entend. Soyez certains qu’on vous écoute, ont été les mots les plus répétés par le commissaire Jacques Viens tout au long des trois semaines d’audiences dans la communauté d’Uashat mak Mani-Utenam. Le président de la commission avait cependant déjà prévenu que ses pouvoirs étaient limités.

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