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Francophones et campagne électorale : un moment pour se faire entendre

Une main tient un stylo au-dessus d'un document.

Les francophones du Canada (la FCFA) veulent la modernisation de la loi sur les langues officielles.

Photo : Radio-Canada

Zoé Clin

Les élections fédérales surviennent cette année en pleine modernisation de la Loi sur les langues officielles, mais cette modernisation sera-t-elle prioritaire pour le prochain gouvernement? Sur le terrain, les organismes francophones se mobilisent pour sensibiliser candidats et électeurs à ce qu’ils appellent être « francoresponsable ».

La Loi sur les langues officielles oblige Ottawa à fournir des services bilingues partout au Canada. Elle est en cours de modernisation pour renforcer son application, et ainsi répondre aux besoins de citoyens comme Corinne Dourlent, nouvellement installée à Moose Jaw, en Saskatchewan.

Elle dit avoir eu des difficultés administratives à cause de la barrière de la langue entre le Québec et la Saskatchewan. Elle souligne également le manque de patience des employés fédéraux en Saskatchewan, quand ils sont face à des personnes qui comprennent peu l’anglais.

C’est toujours les francophones qui font l’effort de parler en anglais. C’est rarement les anglophones qui font l’effort de comprendre le français.

Corinne Dourlent

Comme de nombreux Canadiens, Corinne Dourlent ne connaissait pas la Loi sur les langues officielles. Son arrivée dans l’Ouest lui a cependant ouvert les yeux sur l'importance de promouvoir le français en milieu minoritaire.

Une femme regarde sa fille lire un livre en souriant.

Pour Corinne Dourlent, il est important que ses enfants soient bilingues.

Photo : Radio-Canada

Faire des candidats et électeurs « francoresponsables »

Grâce à son tout nouvel emploi de directrice de l'Association communautaire fransaskoise de Moose Jaw, Corinne Dourlent joint l'acte à la parole. Elle souhaite établir une communication entre les candidats aux élections fédérales et les francophones de sa ville.

À l'échelle provinciale, le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), Denis Simard, estime lui aussi que les élections sont une chance pour se faire entendre.

Peu importe, qui va se faire élire [les candidats] doivent comprendre qu’on est là, qu’on existe, qu’on est des citoyens à parts égales.

Denis Simard, président de l’Assemblée communautaire francophone

En partenariat avec la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), son organisme tient des tables rondes pour sensibiliser les candidats, très souvent unilingues anglophones, sur la place du français au pays.

D'autres organismes francophones, partout au pays, ont lancé la même initiative.

Dans le Grand Vancouver, Louis Moubarak, directeur général de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB), explique que les participants sont parfois étonnés en découvrant la force économique et démographique des francophones.

Savoir que les obligations linguistiques ne sont pas respectées, c'était un étonnement qu'on a vu sur le visage des candidats.

Louis Moubarak, directeur général de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique

En quête d'alliés

Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada est quant à lui convaincu que les anglophones peuvent être de solides alliés dans la promotion du français. « Il est grand temps que nous, les francophones, on commence à avoir une conversation avec la société majoritaire qui nous entoure », explique Jean Johnson.

Il rappelle que les principaux partis politiques se sont déjà engagés en faveur de la modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Malgré cet engagement, la FCFA demande aux citoyens d’aller voter et d’interpeller les candidats sur les questions francophones.

Des espoirs concrets

Depuis sa communauté d'adoption de Moose Jaw, Corinne Dourlent aimerait que la modernisation de la Loi débouche sur plus de services de santé en français. Elle voudrait aussi voir une amélioration de l'offre de services au sein de tous les organismes fédéraux.

Une femme souriante, assise à son bureau.

Corinne Dourlent est heureuse de participer à la promotion du français en milieu minoritaire.

Photo : Radio-Canada

Comme de nombreux francophones de l’Ouest, la disposition des candidats par rapport au français aura une influence sur son vote, le 21 octobre prochain. Mais elle prendra aussi d'autres critères en compte, tels que l’écologie ou l’économie.

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