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Le chef bloquiste tend la main aux francophones hors Québec

Yves-François Blanchet promet de moderniser la Loi sur les langues officielles

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, répond aux questions des journalistes, lors d'un point de presse.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, dit que son parti est l'ami de tous les francophones du Canada.

Photo : Radio-Canada / JACQUES CORRIVEAU

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, était de passage en terre ontarienne à Casselman, mardi midi, pour « parler des propositions de son parti visant à améliorer les services aux francophones hors Québec ».

S’il est élu, Yves-François Blanchet promet de moderniser la Loi sur les langues officielles du Canada afin que les francophones en situation minoritaire et les Acadiens aient droit aux mêmes services de qualité que la minorité anglophone du Québec.

Les anglophones du Québec sont traités de façon exemplaire par l’État québécois, a soutenu le chef du Bloc québécois. On pense que la même chose pourrait se produire au bénéfice des communautés francophones et acadienne du Canada.

Le Bloc Québécois se tiendra toujours aux côtés des Franco-Canadiens et des Acadiens pour promouvoir le français et lutter contre son recul.

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Yves-François Blanchet croit que la pérennité des francophones hors Québec passe par cette refonte de la Loi. Il propose donc plusieurs mesures pour la réformer.

La modernisation de la Loi sur les langues officielles, selon le Bloc québécois :

  1. Rendre obligatoire le bilinguisme pour les juges de la Cour suprême;

  2. Confier au Commissariat aux langues officielles (CLO) le mandat de tenir toutes les institutions fédérales responsables de l’application de la Loi sur les langues officielles;

  3. Demander au CLO d’informer la Chambre des communes chaque fois qu’une organisation ne répond pas dans les délais prescrits à ses recommandations, et proposer aux parlementaires des actions à prendre pour les faire respecter;

  4. Élargir la liste des régions hors Québec où les fonctionnaires fédéraux peuvent travailler dans la langue officielle de leur choix pour tenir compte de la réalité du télétravail et favoriser la décentralisation de l’appareil fédéral;

  5. Stimuler la croissance démographique des communautés francophones par l’immigration francophone vers celles-ci;

  6. Inscrire dans la loi la différence entre la situation des minorités francophones du Canada et celle de la minorité anglophone du Québec dans un contexte nord-américain.

Notre dossier Élections Canada 2019
Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet répond aux questions des journalistes, lors d'un point de presse.

De passage à Casselman, le chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet soutient que l'indépendance sera bénéfique autant aux Québécois qu'aux francophones du Canada.

Photo : Radio-Canada / JACQUES CORRIVEAU

Souveraineté du Québec et dualité linguistique, même combat

Yves-François Blanchet ne voit aucune contradiction entre la vocation souverainiste du Bloc québécois et la survie des francophones hors Québec. Interrogé à ce propos à plusieurs reprises lors de son point de presse, le chef du Bloc québécois a soutenu que l’indépendance sera bénéfique autant aux Québécois qu’aux francophones du Canada.

Même si nous croyons que, pour le Québec, la voie de l’avenir, c’est tous les attributs de la souveraineté, ça ne se fait jamais pour nous dans l’esprit qu’il y ait une renonciation à la pérennité des communautés francophones et acadiennes à l’extérieur du Québec, a-t-il déclaré.

La meilleure garantie de communautés franco-canadiennes fortes, c’est une communauté franco-québécoise forte. Et la meilleure garantie d’une communauté franco-québécoise forte, c’est la souveraineté de cette communauté franco-québécoise.

On est capable de démontrer clairement notre capacité et notre volonté que la souveraineté du Québec soit la meilleure garantie possible pour la pérennité des communautés francophones et acadienne à l’extérieur du Québec.

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

La visite du chef bloquiste à Casselman a eu lieu la veille du 25 septembre, jour des Franco-Ontariens. Yves-François Blanchet, qui aime rappeler que les Québécois sont les amis des francophones de l’Ontario et du reste du Canada, s’est bien gardé de leur dire pour qui voter.

Je laisse mes amis de l’est ontarien faire leur propre choix, a-t-il lancé. Ils peuvent voter pour le NPD, les verts, ils peuvent même — s’ils ont un moment d’égarement — voter pour Maxime Bernier. Moi, je ne me mêle pas de la politique canadienne, mais bien de la politique québécoise.

La FCFA en accord avec la position du Bloc

Les propos du chef bloquiste ont été bien accueillis par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada.

Ce genre de propositions claires, c’est ce qu’on cherche de tous les partis.

Jean Johnson, président de la FCFA

Après l’engagement du chef du Nouveau Parti démocratique lundi, j’apprécie les déclarations d’Yves-François Blanchet en solidarité avec les communautés francophones et acadiennes et, surtout, les propositions claires du Bloc québécois pour la modernisation de la Loi sur les langues officielles, a affirmé le président de la FCFA, Jean Johnson.

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