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Projets environnementaux : Singh reconnaît la particularité du Québec

M. Singh est entouré de membres de son équipe.

Jagmeet Singh était à Winnipeg pour vanter les mesures que prendrait le NPD pour limiter la hausse de la température mondiale.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

La Presse canadienne

Le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, est prêt à donner des pouvoirs accrus au Québec en matière d'évaluation environnementale, mais pas aux autres provinces.

Lors d'un point de presse à Winnipeg, M. Singh a soutenu qu'il n'est pas vrai que toutes les provinces auraient un droit de veto sur les grands projets d'infrastructures.

Dans une entrevue diffusée à CBC lundi soir, M. Singh a été questionné plusieurs fois sur sa position. Il a répété qu'il n'imposerait pas de grands projets aux provinces. Il n'a pas non plus réfuté le mot « veto » utilisé par la journaliste.

Mardi, il a tenu à rectifier le tir : Ç'a été rapporté de cette manière. Mais ce n'est pas ce que j'ai dit.

Je n'imposerai pas des pipelines. Je crois qu'il faut travailler avec les provinces, travailler avec les peuples autochtones et s'assurer qu'on va de l'avant dans un esprit collaboratif, a-t-il affirmé.

À son avis, les grands projets d'infrastructures qui seront proposés devront réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), respecter les droits des peuples autochtones et créer des emplois. Si ces trois critères ne sont pas respectés, les projets ne pourront pas aller de l'avant, a précisé M. Singh.

Dans leur plateforme spécifique au Québec, les néo-démocrates indiquent que cette province aurait le dernier mot pour évaluer l'impact environnemental de projets d'infrastructures majeurs.

Le Québec est différent et on donne une considération différente au Québec, absolument. Et j'en suis fier. Ça fait partie du principe de fédéralisme asymétrique, qui reconnaît la nature unique du Québec.

Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique.

À quelques jours de la grande marche sur le climat, le chef néo-démocrate est revenu sur quelques-uns de ses engagements ambitieux de sa plateforme verte au coût de 15 milliards de dollars.

M. Singh a promis d'investir « agressivement et audacieusement » en transports en commun. Il fait de son électrification une priorité d'ici 2030 un chantier qui créera de nombreux emplois, a-t-il dit.

Il souhaite aussi créer une Banque canadienne du climat afin d'accélérer l'adoption des énergies propres à travers le pays.

Finalement, il promet d'inclure les peuples autochtones comme « partenaires à part entière et égaux » dans la prise de décisions pour lutter contre la crise climatique.

Le NPD pense que ces mesures aideront à limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 °C.

M. Singh n'a pas spécifié la façon dont cela se traduirait en termes de diminution des gaz à effet de serre au pays.

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