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La chasse à l’original perturbée par un orage au Nouveau-Brunswick

Plusieurs personnes rassemblées autour d'une camionnette et d'orignaux.

Pour Sylvio Allain, la chasse est une affaire de famille et d'amitié.

Photo : Sylvion Allain/Facebook

Patrick Lacelle

Plusieurs chasseurs au Nouveau-Brunswick ont bravé la pluie et les orages, passant la nuit de lundi à mardi dans la forêt afin de ne pas rater leur chance d’abattre un original.

Sylvio Allain chasse depuis qu’il est adolescent. Un vrai passionné, il a dans sa mire l’ours, le chevreuil et même le petit gibier. Ces jours-ci, c’est le temps de la chasse à l’orignal. Il traque donc ces bêtes imposantes dans les bois de la région de Harcourt, dans le comté de Kent.

La chasse à l’orignal, c’est une affaire de famille pour l’Acadien de Sainte-Marie-de-Kent.

On me manquerait jamais ça. On se rencontre toute la famille. On aime ça. On aime beaucoup manger de l’orignal. C’est de la viande sur laquelle on dépend l’hiver.

Sylvio Allain

Malgré la pluie, les forts vents et les orages de la nuit de lundi à mardi, le chasseur a passé la nuit dans une roulotte dans un boisé de Harcourt. La situation ne l’a pas effrayé, mais il s’agissait d’une première.

J’avais de la misère à le croire. Je n’ai jamais été à la chasse à l’original lorsqu’il y a du tonnerre, a-t-il expliqué.

Deux personnes aux côté d'un original. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sylvio Allain pose fièrement avec sa conjointe, Monique, avec un original abattu il y a quelques années.

Photo : Sylvion Allain/Facebook

Pour la chasse à l’orignal, il fait aussi trop chaud, selon M. Allain. Des températures plus froides, idéalement près du point de congélation, sont plus un gage de succès. Or, avec la pluie et les températures qui ont dépassé les 20 degrés Celcius, cette semaine, il est plus difficile d’attirer l’animal.

Avec le vent et la pluie, on ne s’attend pas à voir grand-chose ce matin. C’est le premier jour de chasse, donc faut aller voir quand même, a précisé M. Allain.

Un homme tient entre les mains d'énormes bois d'orignal.

Keith Comeau de Dieppe est toujours à la recherche du plus gros gibier.

Photo : Keith Comeau/Facebook

Keith Comeau, de Dieppe, profite aussi de la saison de chasse. Le système de loterie et la possibilité d’abattre une grosse bête le motivent à participer à ce rituel automnal.

C’est le fait de l’avoir et d’avoir été choisi. Ça, c’est un. De deux, c’est l’une ou la plus grosse bête qu’on peut chasser dans le coin, a expliqué M. Comeau.

L’Acadien ne va pas seulement à la chasse pour rapporter un orignal à la maison et consommer sa viande. Il est à la recherche d’un trophée de chasse. Il y a quelques années, en 2013, il aurait abattu un des plus gros orignaux au Nouveau-Brunswick.

On ne va pas tirer sur n’importe quoi. Si on s’en va bredouille, ça veut quand même dire qu’on aura vu beaucoup d’originaux. Les chances d’avoir ce qu’on a déjà eu sont très minces, a confié M. Comeau.

La chasse à l’orignal au Nouveau-Brunswick s’étend du 24 au 28 septembre. Les chasseurs ont le droit de tuer un animal par permis de chasse.

-Avec des informations de Janic Godin

Nouveau-Brunswick

Chasse et pêche