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Érosion : Sainte-Luce veut sauver des maisons de la démolition

À l'avant-plan, on voit une grosse vague prête à s'abattre sur la plage parsemée de galets. Au loin, on distingue des maisons dans le cœur du village.

Jour de tempête à Sainte-Luce-sur-Mer

Photo : Radio-Canada / Laurie Dufresne

Radio-Canada

La municipalité de Sainte-Luce souhaite modifier l’entente gouvernementale de dédommagement des résidents touchés par l’érosion côtière.

Comme à Sainte-Flavie, des dizaines de résidences de Sainte-Luce devront être déplacées ou démolies étant donné qu'elles se trouvent dans des zones à risque.

La municipalité souhaite maintenant avoir la possibilité de sauver des résidences de la démolition en acquérant les propriétés, puis en les vendant à prix compétitif à des acheteurs qui devraient se charger des frais de déménagement.

Au départ, on n’avait pas nécessairement ça en tête, explique la mairesse de Sainte-Luce, Maïté Blanchette-Vézina. Mais lorsque certaines personnes nous ont dit : "Ça me rend triste que ma résidence soit démolie", on s'est dit que c’est vrai que ce sont encore de belles résidences qui pourraient servir à d’autres citoyens. Donc, on veut négocier avec le ministère de la Sécurité publique pour modifier notre entente, dit-elle.

La mairesse de Sainte-Luce, Maïté Blanchette-Vézina.

La mairesse de Sainte-Luce, Maïté Blanchette-Vézina

Photo : Radio-Canada / Miriane Demers-Lemay

Selon la mairesse, la municipalité de Sainte-Flavie aurait également entrepris des démarches en ce sens.

« Je crois que c’est dans l’intérêt de tout le monde qu’on puisse offrir ce genre d’option aux citoyens », dit la mairesse, qui ajoute que cette solution serait à la fois écologique et économique, puisque les maisons pourraient être réutilisées sans priver la municipalité de ses taxes foncières.

Est-ce qu'on ne peut pas trouver un moyen où tout le monde est gagnant, où le ministère s'assure que personne n'habite dans la zone dangereuse et où nous, comme municipalité, on peut offrir ces maisons-là à d'autres?

Maïté Blanchette-Vézina, mairesse de Sainte-Luce

Les économies réalisées sur les démolitions retourneraient à l’enveloppe budgétaire, et permettraient de dédommager davantage de résidents, selon la mairesse.

Quant aux potentiels acheteurs de ces résidences, ils devraient s’engager à habiter pendant au moins trois ans sur le territoire de la municipalité.

Des discussions en ce sens sont déjà en cours avec Québec. Le sujet sera d'ailleurs abordé avec des représentants du gouvernement lors de rencontres prévues cette semaine.

D'après les informations de Miriane Demers-Lemay

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