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Deux classes en une à Shipshaw

Marie-Claude Lavoie et Marie-Michèle Gilbert enseignent à 36 élèves de deuxième année.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Cette année, à l'école Bois-Joli de Shipshaw, des élèves de deuxième année vivent une expérience plutôt particulière. Les deux classes de 18 élèves n’en forment plus qu’une seule, mais les 36 élèves ont deux enseignantes.

On avait déjà commencé à planifier ensemble, à corriger ensemble et tout cela. Puis on avait le goût de travailler encore plus à deux, indique l’une d’elles, Marie-Michèle Gilbert.

Il a fallu réaménager l’espace pour éviter que les enfants ne soient empilés les uns sur les autres. Heureusement, il y avait déjà des portes coulissantes entre les deux locaux, ce qui a permis de faire une seule grande salle de classe.

Jusqu’à présent, l’expérience est positive pour les élèves comme pour les enseignantes, qui se rendent compte qu’elles ont beaucoup moins d’interventions à faire pendant les cours.

Celle qui est devant n'a pas besoin de dire à un ami de s'asseoir comme il faut, de lâcher un objet... Donc, les autres amis ne perdent pas le fil, mentionne Marie-Michèle Gilbert.

Les enseignantes dans leur classe.

Les deux enseignantes se partagent les tâches.

Photo : Radio-Canada

Un autre des avantages, c’est que la moitié du grand local est destiné aux ateliers spéciaux. Pour bâtir leur modèle, les enseignantes ont regardé ce qui se faisait ailleurs.  En étant deux, elles peuvent accommoder les élèves peu importe où ils en sont dans leurs apprentissages.

Je peux garder des amis avec qui c'est plus difficile pour un apprentissage, faire une petite clinique pendant que Mme Marie-Michèle peut avancer avec ceux qui sont rendus à autre chose, explique Marie-Claude Lavoie.

Première expérience

Il était relativement facile cette année de tenter l'expérience puisque les classes ne comptaient que 18 élèves chacune.

Pour le moment, on ne regrette pas cette décision.

Dans une école, chaque fois qu'on met des choses en place, ce qu'on souhaite, c'est augmenter la réussite des élèves. On va voir si, effectivement, on va avoir des bénéfices à ce niveau-là, précise la directrice de l’école Bois-Joli, Karine Thibeault.

À terme, il faudra aussi évaluer s'il est possible de pousser plus loin l'expérience avec deux groupes comptant chacun jusqu'à 24 enfants.

D’après le reportage de Gilles Munger

Saguenay–Lac-St-Jean

Éducation